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Vague d'attentats islamistes dans le Sinaï égyptien

Un poste militaire égyptien du nord de la péninsule du Sinai, tel que vu à partir de la frontière israélo-égyptienne, le 1er juillet 2015.
Un poste militaire égyptien du nord de la péninsule du Sinai, tel que vu à partir de la frontière israélo-égyptienne, le 1er juillet 2015. Photo: AP/Ariel Schalit

De multiples attentats perpétrés par des militants islamistes liés au groupe armé État islamique ont coûté la vie à au moins 64 soldats égyptiens, mercredi.

Selon les autorités, ces événements constituent l'un des pires épisodes de violences dans le Sinaï depuis la guerre israélo-arabe de 1973. Des responsables de la sécurité qui ont requis l'anonymat disent qu'au moins 64 soldats, 90 assaillants et quatre civils ont été tués. Au moins 55 militaires égyptiens auraient été blessés.

Le drame survient alors que l'Égypte célèbre le deuxième anniversaire du coup d'État militaire qui avait renversé le président islamiste Mohamed Morsi.

Les attaques, dont des attentats à la voiture piégée, visaient des postes de contrôle de la ville de Sheikh Zuweid, située sur la péninsule instable du Sinaï, ont indiqué des responsables des forces de l'ordre. Des soldats ont été pris en otage et les attaquants ont saisi leurs armes et plusieurs véhicules.

Certains d'entre eux ont assiégé le poste de police, en lançant des mortiers et des roquettes. Des tireurs ont fait irruption dans le bâtiment et ils ont échangé des tirs avec les policiers lors de l'attaque qui a duré presque toute la journée, selon ces sources.

Lors d'une déclaration à la télévision, l'armée a affirmé que 17 de ses soldats étaient morts et que 13 d'entre eux étaient blessés, alors que près de 100 « sympathisants des terroristes » auraient été tués.

Impossible de savoir pour l'instant quel bilan des morts était exact.

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Une filiale du groupe armé État islamique a revendiqué les attaques de mercredi, qui auraient ciblé 15 postes de l'armée et de la police en tout. La semaine dernière, le porte-parole de l'organisation extrémiste Abu Mohammed al-Adnani avait appelé ses militants à perpétrer des attaques pendant le mois du Ramadan, qui est en est à sa troisième semaine.

Un porte-parole de l'armée égyptienne, le brigadier-général Mohammed Samir, a affirmé que l'armée de l'air égyptienne avait attaqué et neutralisé deux groupes de militants dans le nord du Sinaï.

Les attentats ont été perpétrés après que le président égyptien eut promis d'intensifier la guerre contre les islamistes et deux jours après l'assassinat du procureur général du pays dans la capitale.

L'insurrection semble toujours vive dans le territoire du Sinaï, surtout depuis le départ de M. Morsi et l'arrivée du président al-Sissi. Or, les militants de la région affrontent l'armée égyptienne depuis plus de dix ans, malgré l'imposition de couvre-feux et l'augmentation d'effectifs militaires.

« Cette attaque spécifique est la pire que nous ayons jamais vue, a dit Daniel Nisman, président et chef de la direction de la firme d'analyse des risques Levantine Group. Ce n'est pas une attaque au hasard - c'est ce qu'ils utilisent dans des endroits comme la Syrie et l'Irak pour prendre et contrôler des territoires ».

M. Nisman a ajouté que la politique de la terre brûlée utilisée par l'armée égyptienne l'empêchait de bénéficier de l'appui de la population locale.

Avec les informations de Associated Press

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