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Quatorze postes sont supprimés au Cégep de l'Outaouais

Le Cégep de l'Outaouais.
Le Cégep de l'Outaouais.
Radio-Canada

Les compressions se poursuivent au Cégep de l'Outaouais. L'établissement a adopté, lundi soir, un budget 2015-2016 déficitaire de 379 000 $, sur une somme totale de 49 millions de dollars.

Cette situation pousse l'établissement à abolir 14 postes, soit des cadres, du personnel de soutien, des travailleurs sociaux et des conseillers pédagogiques. Depuis cinq ans, 25 postes ont été supprimés.

Ces compressions auront une incidence dans les salles de classe. Le directeur général, Frédéric Poulin, cite en exemple le « personnel de soutien pour faire des laboratoires, pour réparer des machines, pour appuyer le service informatique. »

Malheureusement, nous avons dû nous rendre jusque-là dans certaines des coupes. On aurait souhaité que non. [...] Nous n'avons plus le choix.

Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l'Outaouais

Le budget du cégep avait déjà été amputé de 1,1 million de dollars, à la suite du dépôt du budget du Québec au printemps.

De plus, en novembre dernier, l'établissement avait dû composer avec des compressions de 350 000 $.

Le budget 2014-2015 avait accusé un déficit moindre que celui de cette année, soit un peu plus de 65 000 $, sur un total de 49 millions de dollars.

Faire plus avec moins

Frédéric Poulin aurait souhaité qu'il y ait le moins de dommages possible. « Ce que ça oblige de nos enseignants, c'est de faire la même chose avec moins. On a la préoccupation que ce qu'on livrait de façon excellente, ça va devenir de plus en plus difficile », ajoute-t-il.

Ça oblige à changer les façons de faire. Éventuellement, peut-être diminuer ce qu'on fait de mieux.

Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l'Outaouais

« Nous sommes grandement préoccupés, parce qu'on n'a pas le choix de limiter la quantité de matériel, d'employés qui peuvent venir aider un enseignant et un étudiant à faire son apprentissage », note M. Poulin.

Selon le Cégep de l'Outaouais, les compressions gouvernementales dans les cinq dernières années s'élèvent à 3 868 000 $. Pour cette même période, le budget de fonctionnement a été coupé de plus du tiers.

Un souhait d'être épargné

Par ailleurs, Frédéric Poulin tient à envoyer des messages.

D'abord, son établissement - et les autres cégeps - a contribué à l'effort pour atteindre l'équilibre budgétaire provincial. Il souhaiterait donc qu'ils soient épargnés à l'avenir.

Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l'Outaouais (archives).Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l'Outaouais (archives). Photo : Radio-Canada

Malgré tout, il affirme que la qualité de l'enseignement demeure.

« Le Cégep [de l'Outaouais] offre un produit des plus intéressants, à un coût qui est très minime. Tout ce qui nous manque maintenant, c'est plus de programmes et un financement qui revient tranquillement. [...] Il serait dommage que des étudiants fassent le choix d'aller ailleurs », note-t-il.

L'établissement attend d'ailleurs des nouvelles du ministère de l'Éducation, quant à sa demande d'offrir de nouvelles formations en radiodiagnostic, intervention en loisirs, architecture et techniques juridiques.

Ottawa-Gatineau

Éducation