•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un camp pour enfants autistes voit le jour à Magog

Un camp d'été pour enfants autistes a ouvert ses jours à Magog.

La maman d'un enfant ayant un trouble envahissant du développement (TED) a mis sur pied un camp de jour destiné aux jeunes autistes à Magog. 

Un texte de Geneviève ProulxTwitterCourriel

Selon les dernières statistiques, un enfant sur 250 est autiste. « On le sait qu'il y en a énormément et de plus en plus [d'enfants autistes]. Le besoin étant là, maintenant que c'est sur place, on va se faire connaître aussi », croit-elle.

Ce lundi, c'était la première journée de ce camp estival pour six enfants autistes. Au nombre des activités prévues, ils feront une recette de glu farfelue. Les ingrédients sont inscrits au tableau dans un schéma plutôt qu'alignés comme dans un livre de cuisine. « Ce sont tous de bons lecteurs. Nous n'avons pas besoin de faire de dessins. Il suffit de schématiser avec des mots. Ce sont les mêmes mots qu'on utilise. C'est juste organisé différemment et leur cerveau le comprend mieux, le schématise mieux », explique la psychoéducatrice Sarah Philippon-Blais.

D'autres camps pour autistes existent en Estrie, notamment la maison spec tintamarre de Sherbrooke, qui sert également de maison de répit pour les parents. Ce centre offre des camps d'été à ce type de clientèle depuis plus de 20 ans.

Mme Bernard s'est assurée de compter sur les services bénévoles de quatre professionnelles. « On profite qu'ils sont en groupe pour travailler les habiletés sociales. C'est quelque chose qui est très difficile pour un enfant autiste », soutient la psychoéducatrice. « Ils ont besoin d'apprendre différemment. Il y a des façons de faire pour leur enseigner à communiquer de façon relationnelle », ajoute l'éducatrice spécialisée Alice Pouliot.

C'est un monde différent que celui des jeunes autistes. À l'école, ils sont parfois mal perçus et souvent incompris. « Je me sens comme le mouton noir de toute la classe. Premièrement, je suis la seule personne autiste dans toute mon école et en plus de cela, dans ma classe, je suis la seule personne de couleur », raconte William Brad.

Deux jours par semaine tout l'été, ces six enfants profiteront de ce camp financé en partie par la Fondation Constance-Langlois de Magog.

Société