•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec mise sur le pouvoir économique du Saint-Laurent

Québec dévoile sa stratégie maritime
Radio-Canada

Le gouvernement Couillard promet 30 000 nouveaux emplois directs et des investissements publics et privés de 9 milliards de dollars d'ici 2030, grâce à une meilleure utilisation du fleuve Saint-Laurent comme levier économique.

« C'est un projet qui mobilisera l'ensemble du Québec et dont les bénéfices seront nombreux sur les plans économique, social et environnemental », a affirmé le premier ministre du Québec lors de la présentation de sa stratégie maritime, ce matin au port de Montréal.

Au cours des 15 prochaines années, quelque 5 milliards de dollars de fonds publics devraient attirer des investissements privés d'environ 4 milliards de dollars, selon Philippe Couillard. « L'effet de levier est presque automatique. C'est le ratio qu'on obtient à travers le monde. Le signal que le privé attend, c'est le signal des infrastructures d'accueil », a-t-il soutenu.

Avec ces nouvelles initiatives et les gestes posés au cours des derniers mois, dont la mise en place d'incitatifs fiscaux pour la construction et la rénovation de navires, le gouvernement prévoit une enveloppe de plus de 1,5 milliard de dollars pour la période 2015-2020. 

Pour consulter ce graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Le Saint-Laurent est la voie navigable la plus courte entre l'Europe et le centre de l'Amérique du Nord. Il fait donc du Québec une plaque tournante pour le transport de marchandises. Le gouvernement provincial compte donc renforcer la place des ports de Montréal et de Québec, et créer plusieurs pôles logistiques pour améliorer les liens entre les divers modes de transport.

Québec formera un partenariat avec le Fonds de solidarité FTQ afin d'investir quelque 300 millions de dollars sur cinq ans dans des projets associés aux pôles logistiques.

« La création de pôles logistiques et le développement de zones industrialo-portuaires feront du Québec un partenaire incontournable pour les entreprises qui souhaitent s'établir au Québec, notamment aux abords du Saint-Laurent. En choisissant le Québec, elles pourront s'intégrer à un processus logistique performant, compléter leur chaîne de production ici même et profiter des avantages concurrentiels que procure la Stratégie maritime pour accroître le rendement d'une entreprise », a affirmé M. Couillard.

La stratégie maritime « comprend des mesures pour améliorer la qualité de vie des communautés et diminuer l'isolement de certaines d'entre elles », a souligné le ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la stratégie maritime, Jean D'Amour. « Il est aujourd'hui primordial de donner aux communautés l'accès à des emplois stimulants, et c'est justement ce que vise la Stratégie maritime, d'ici 2030 », a-t-il ajouté.

Des mesures pour protéger l'environnement

La stratégie maritime comprend également la création d'un centre d'expertise aux Îles-de-la-Madeleine pour se spécialiser « dans la prévention, la préparation et les interventions d'urgence environnementale » relativement au risque de déversement de matières dangereuses sur le Saint-Laurent.

Québec s'engage aussi à réserver 10 % du territoire maritime à des aires protégées, en accord avec l'engagement international de la Conférence de Nagoya. Lors de la campagne électorale, Philippe Couillard s'était engagé à le faire d'ici à 2015.

Le premier ministre a par ailleurs confirmé la création du Réseau Québec Maritime, qui rassemblera les différentes expertises requises pour faire face aux enjeux maritimes, de même que le projet de création d'un institut scientifique France-Québec sur les questions maritimes.

Entrevue avec le professeur Émilien Pelletier

Développer le tourisme maritime

Québec souhaite aussi améliorer les terminaux de croisières de Montréal et de Québec. Un montant de 55 millions de dollars a été réservé dans le dernier budget pour ces projets.

« En 2008, le gouvernement du Québec a pris le pari de développer six nouvelles escales de croisières. C'est un pari que nous avons gagné. L'an dernier, le Québec a attiré 355 000 croisiéristes et membres d'équipage. Une saison record », a souligné la ministre Tourisme, Dominique Vien. Québec entend désormais « soutenir des projets qui permettront notamment de développer des circuits terrestres entre les escales » afin que « les touristes, peu importe qu'ils circulent à vélo, à pied, en voiture ou encore en bateau, puissent découvrir la beauté de ce fleuve qui offre des paysages multiples », a ajouté la ministre Vien. Des investissements de 135 millions de dollars sont prévus pour favoriser le tourisme maritime.

Grand Montréal

Politique