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L'entreprise Les Fermes Lufa, de Montréal, étend son service à Magog

Photo : Fermes Lufa

Radio-Canada

L'entreprise Les Fermes Lufa de Montréal offre maintenant des paniers de légumes biologiques et autres produits à Magog.

Ces produits ont poussé, en partie, dans des serres situées sur les toits de deux édifices de la métropole.

Les clients doivent s'inscrire en ligne, puis font leur marché sur le site Internet. Ils doivent ensuite récupérer leur boîte à un point de cueillette à l'heure convenue.

Si l'entreprise a commencé en n'offrant que des fruits et des légumes de base, son offre est dorénavant très diversifiée. « Maintenant, il y a des produits laitiers, des viandes, des viandes bio, des céréales, des conserves, des confitures [...] pour faire une épicerie complète, non, il ne manque rien, c'est complet », explique Anne-Marie Leclerc, qui s'occupe d'un point de chute des Fermes Lufa à Magog.

Mme Leclerc a voulu faire partie de l'expansion de l'entreprise en devenant distributrice.

J'étais à Montréal, auparavant, avant de m'installer ici, il y a deux ans. Et j'étais membre à Montréal. Je trouve ça vraiment une façon géniale de pouvoir faire son marché avec des produits frais, à longueur d'année, et produits à Montréal, au Québec

Anne-Marie Leclerc, qui s'occupe d'un point de chute pour Les Fermes Lufa

Ce ne sont toutefois pas tous les produits qui sont biologiques, l'entreprise n'ayant pas réussi à s'approvisionner entièrement auprès de tels producteurs. Ce mélange de produits dérange Caroline Poirier, copropriétaire de la ferme Croque-Saison, qui produit des fruits, des légumes et de la viande biologique.

« Cela crée un flou au consommateur, qui pense acheter un panier de fruits et légumes complètement biologiques », déplore-t-elle.

Elle déplore cette ambiguïté, alors que plusieurs producteurs, comme elle, mettent beaucoup d'efforts dans leur agriculture biologique et leur offre aux clients. 

Une entreprise en pleine expansion

L'entreprise Les Fermes Lufa a toute de même le vent dans les voiles. « On voit qu'il y a de la demande, il y a une belle expansion », admet Jean-Michel Vanier, directeur des finances et des ressources humaines de Fermes Lufa.

L'entreprise emploie, au total, 75 personnes, et souhaite développer davantage son offre de produits. « Vers la fin de l'année, on l'espère, on veut une serre [de plus] à Anjou », souligne Jean-Michel Vanier.

L'entreprise montréalaise souhaite aussi implanter des points de cueillette à Bromont et à Sherbrooke dans un avenir rapproché.

Jean-Michel Vanier explique que l'entreprise s'adapte à sa clientèle, et qu'il y avait beaucoup de demandes en Estrie. Il ajoute que Fermes Lufa veut également augmenter ses partenariats avec des producteurs de la région pour confectionner ses paniers.

Un compétiteur de plus?

Caroline Poirier soutient que cela ne risque pas de faire mal à ses ventes, mais que les nouveaux venus dans la région pourraient faire souffrir les agriculteurs qui démarrent à peine leur entreprise.

Myriam Fortier, copropriétaire des Jardins de l'arpenteuse, croit elle aussi qu'elle va réussir à tirer son épingle du jeu en misant sur la relation avec le client et l'appui de la communauté pour les produits locaux. 

Anne-Marie Leclerc ne croit pas, pour sa part, que la venue des Fermes Lufa en Estrie nuit aux autres commerces d'alimentation de la région. « C'est sûr qu'au début, j'étais un peu tiraillée par cette question-là. Finalement non, parce que ce n'est pas exactement le même marché, ce ne sont pas les mêmes consommateurs. De plus, il y a déjà des producteurs ici, dans le coin, qui font partie de l'équipe Lufa. »

Jean-Michel Vanier explique que l'entreprise n'est pas saisonnière, contrairement à la plupart des services de paniers de fruits et légumes, et qu'il définit plutôt Les Fermes Lufa comme un service de marché complet, à l'année.

« On travaille avec 150 producteurs de partout au Québec, ajoute-t-il. Le plus qu'il y a de produits locaux au Québec [...] le mieux que le marché va se porter, le mieux que les gens vont manger. Pour nous, c'est loin d'être de la compétition, c'est bien pour tout le monde, en fait. »

Avec les informations de Pascale Lacombe

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