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L'éponge siliceuse fait sa réapparition dans les eaux de la province

Une éponge siliceuse

Une éponge siliceuse

Photo : Pêches et Océans Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La découverte de récifs d'éponges siliceuses, une espèce que les experts croyaient en extinction dans le détroit d'Hécate en Colombie-Britannique, a réjoui les scientifiques de la région. Ils ont indiqué que c'est comme s'ils avaient découvert qu'il y avait encore des dinosaures quelque part sur Terre.

La ministre de Pêches et Océans Canada, Gail Shea, a annoncé vendredi des mesures pour protéger l'animal marin et la zone où il a été découvert entre les Îles de la Reine-Charlotte et le continent. Mme Shea a indiqué que des consultations publiques sur la question se tiendront jusqu'au 26 juillet.

Cependant, un groupe de conservation juge que les éponges ne sont pas encore assez nombreuses. La directrice de la Société pour la nature et les parcs du Canada, Sabine Jessen, affirme que toutes les activités de pêche près des récifs devraient être proscrites puisqu'elles mettent en danger la délicate espèce qui ne vit que dans les eaux britanno-colombiennes. Certains des récifs sont aussi grands que des édifices de huit étages, mais ils peuvent s'étioler lorsque l'activité humaine vient agiter des sédiments au fond de la mer.

Mme Jessen explique que les éponges siliceuses sont vulnérables à tout mouvement puisque leur consistance est semblable à celle de la meringue. Ainsi, si quelque chose les touche, elles pourraient être complètement détruites. L'espèce, qui revêt soit la couleur blanche, grise ou taupe, ressemble parfois à un corail. Toutefois, certaines d'entre elles ont plutôt l'apparence du col en fraise d'un costume élisabéthain ou d'un tutu de ballerine.

Les éponges siliceuses sont uniques, rappelle la ministre Shea, car elles font partie d'une espèce qui date de l'époque jurassique. Les experts estiment que les récifs en Colombie-Britannique remontent à plus de 9 000 ans.

Avec les informations de La Presse canadienne

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