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Travailleurs de Heinz : 1 an après la fermeture de l’usine à Leamington

L'ancienne usine de Heinz à Leamington

L'ancienne usine de Heinz à Leamington

Photo : La Presse canadienne / Geoff Robins

Radio-Canada

Une page d'histoire se tournait il y a un an à Leamington, dans le sud-ouest de l'Ontario, alors que l'usine centenaire du géant alimentaire Heinz fermait ses portes, mettant à pied plus de 700 employés.

Aujourd'hui, une centaine d'entre eux dépendent toujours de leurs prestations d'assurance emploi, qui prendront fin très bientôt.

Un texte d'Édith DrouinTwitterCourriel

Mark Stasso était l'un des premiers à être informés de la fermeture de l'usine, en novembre 2013.

Nous étions environ dix dans la pièce et, en l'espace de trente secondes, ils nous ont annoncé que tout était fini.

Mark Stasso, ancien représentant syndical

Le représentant syndical, qui a depuis pris sa retraite, raconte que le groupe a demandé si le syndicat pouvait faire quelque chose, mais en vain. « Dix minutes plus tard, nous étions à la cantine principale pour annoncer la nouvelle à tous les travailleurs », se souvient-il.

L'homme d'affaires américain Warren Buffet, qui avait fait l'acquisition de Heinz avec son partenaire 3G Capital, a annoncé la fermeture de trois usines en Amérique du Nord ce jour-là. Plusieurs se doutaient que des changements étaient imminents, mais croyaient plutôt que l'entreprise réduirait simplement sa production.

L'entreprise canadienne Highbury CanCo a finalement racheté l'usine, mais n'a récupéré qu'une partie de la production. Le salaire horaire des travailleurs a été réduit de 9 $ l'heure.

Des quelque 400 employés qui ont eu recours au centre d'aide mis sur pied par leur syndicat après la fermeture, plus de 300 ont réussi à trouver un emploi. Les autres demeurent chômeurs.

Difficile de trouver un autre emploi

La responsable du centre d'emploi à Leamington, Helene Caine, prévoit être occupée dans les semaines à venir, puisque ces travailleurs perdront bientôt leurs prestations d'assurance-emploi.

Plusieurs d'entre eux ont perdu leur maison et leur véhicule.

Ce n'est pas le cas du travailleur Joe Elias, qui se dit chanceux de pouvoir compter sur le salaire de sa conjointe. La transition a toutefois été difficile, raconte l'homme qui est dans la cinquantaine.

Pendant longtemps, j'étais comme engourdi, confus. J'ai dû avoir recours à de l'aide professionnelle pour y voir plus clair.

Joe Elias, ex-travailleur de Heinz

Il songe aujourd'hui à retourner sur les bancs d'école.

La fermeture a aussi posé son lot de défis pour les producteurs de tomates, qui ont dû prendre un an de congé forcé après l'annonce de la fermeture.

C'est à ce moment que l'agriculteur Walter Brown a décidé de faire la transition vers des cultures commerciales, comme le soya et le maïs. 

Il se dit aujourd'hui satisfait de sa décision, même si les cultures commerciales sont beaucoup moins payantes que la tomate.

Ontario

Relations de travail