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Un défilé festif et haut en couleur à Montréal pour la fête nationale

Un défilé tout en couleurs à Montréal, le 24 juin

Un défilé tout en couleurs à Montréal, le 24 juin

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les festivités se poursuivent aujourd'hui au Québec en cette journée de fête nationale où des centaines d'évènements sont prévus. À Montréal, le défilé traditionnel de la fête nationale a rassemblé sur la rue Saint-Denis des dizaines de milliers de Québécois sous un ciel radieux.

« La thématique du défilé cette année, c’est le Québec, une terre où il fait bon vivre », a rappelé Maxime Laporte, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, qui insiste sur le caractère inclusif de cette fête. 

« On travaille très fort à ce que tous les Québécois, toutes les Québécoises se réapproprient cette fête-là qui est la leur. »

— Une citation de  Maxime Laporte, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, organisateur du défilé de Montréal

Le défilé sur la rue St-Denis se déclinait en fait en trois volets: Terre d'histoire, Terre d'accueil et Terre fertile. Les chars allégoriques représentaient ainsi des tableaux en hommage aux nouveaux arrivants et aux traditions québécoises, comme ce char qui illustrait « la grande tablée », un rappel des imposantes tables des repas familiaux d'antan.

Les Québécois ont pu admirer, en outre, les nombreux personnages costumés, les jeunes qui effectuaient des chorégraphies et des performances musicales sur un trajet d'environ deux kilomètres.

Selon ses organisateurs, le défilé a rassemblé tout au long de son parcours plus de 125 000 personnes.

Des politiciens au défilé pour fêter le Québec

Plusieurs politiciens étaient présents au défilé de la fête nationale à Montréal, le 24 juin. Sur cette photo, on peut voir Gilles Duceppe, Denis Coderre et Pierre Karl Péladeau.
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Plusieurs politiciens étaient présents au défilé de la fête nationale à Montréal, le 24 juin. Sur cette photo, on peut voir Gilles Duceppe, Denis Coderre et Pierre Karl Péladeau.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

« C'est important pour le Québec, c'est important pour la culture, pour la langue, pour l'inclusion », a affirmé Hélène David, ministre de la Culture et des Communications du Québec. Elle se réjouit de la présence de représentants de tous les partis politiques.

« Une fête inclusive, c'est le vivre ensemble », a déclaré pour sa part le maire de Montréal Denis Coderre pour qui cette fête sert à « rappeler d'où on vient ».

« C'est plus à propos de là où on veut aller que de là où l'on vient », a insisté Amir Khadir de Québec solidaire.

« Je trouve que c'est une belle chose que les gens marchent derrière ce défilé exprimant ce que nous sommes. »

— Une citation de  Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois

Le chef libéral, Justin Trudeau, se dit « fier de notre histoire » et souligne la « diversité magnifique » rassemblée lors de ce défilé.

« C'est une manière de célébrer tout ce qu'on a en commun et de réaliser à quel point on est chanceux de vivre ici. »

— Une citation de  Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique

Le chef du PQ Pierre Karl Péladeau, qui était accompagné de son épouse Julie Snyder, a parlé d'un moment de rassemblement, d'histoire, d'ouverture et de fierté pour tous les Québécois.

Le défilé de la Saint-Jean à Montréal
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Le défilé de la Saint-Jean à Montréal

Photo : Anne-Louise Despatie

Le grand spectacle de la fête nationale du Québec présenté hier à Montréal sera diffusé ce soir à 21 h 30.

La traditionnelle messe de la Saint-Jean, qui a eu lieu ce matin à Montréal, revêtait une signification particulière cette année. Elle coïncidait avec le 400e anniversaire de la première messe de l'île, qui a été célébrée au bord de la rivière des Prairies le 24 juin 1615.

La messe, célébrée par l'archevêque de Montréal, s'est ouverte avec une présentation historique, pour se terminer avec la traditionnelle distribution des petits pains de la Saint-Jean.

Mardi, le spectacle de la fête nationale à Montréal, qui a eu lieu au Quartier des spectacles, a attiré plus de 100 000 personnes, selon ses organisateurs.

Une fête dont Ludger Duvernay avait eu l'idée

Marc-André Gagnon est doctorant en histoire à l'Université de Guelph et il se spécialise dans l'histoire des sociétés Saint-Jean-Baptiste et de la francophonie canadienne. Il rappelle que c'est Ludger Duvernay, éditeur et homme politique, qui a le premier lancé l'idée de célébrer la Saint-Jean-Baptiste.

« On est en 1834, au moment de l'adoption des 92 résolutions, dans un contexte politique survolté, rappelle M. Gagnon. On fonde à Montréal, en mars, une société patriotique qu'on appelle "Aide-toi et le ciel t'aidera", qui regroupe des acteurs du mouvement patriote pour concurrencer des sociétés patriotiques existantes à Montréal, la Société St Andrew's ou encore St-Patrick. » 

« Duvernay va lancer l'idée de fonder une fête nationale pour financer l'Union des Canadiens et célébrer le peuple [...] et il va avec d'autres hommes politiques participer à un banquet à Montréal. On choisit la Saint-Jean [...]. »

— Une citation de  Marc-André Gagnon, doctorant en histoire

Marc-André Gagnon rappelle que la figure que représentait Saint-Jean-Baptiste dans la chrétienté était celle d'un précurseur, ce qui ne pouvait que plaire à Ludger Duvernay, qui faisait partie d'une élite politique se considérant comme faisant partie de l'avant-garde.

Le défilé, une tradition qui remonte à 1843

Le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, dans l'esprit des dirigeants de la Société Saint-Jean-Baptiste à l'époque, est instauré un peu pour donner la réplique aux dirigeants de la Société St-Patrick, qui organisait aussi un défilé.

« À travers ces défilés-là, on va par exemple mettre de l'avant des discours sur l'histoire et marquer les grands personnages », dit M. Gagnon.

Ailleurs qu'au Québec...

Des festivités marquent le 24 juin à l'extérieur du pays, à Paris et à Bruxelles tandis qu'à la grandeur du Canada, les communautés francophones et acadiennes célèbrent également la Saint-Jean-Baptiste.

En Ontario, la fête coïncide cette année avec la célébration du 400e anniversaire de la présence française dans la province.

Au Manitoba, plus précisément à Saint-Boniface, une fête communautaire est destinée aux enfants et, en soirée, il y a un rassemblement animé par un auteur-compositeur-interprète. Dans le village de La Broquerie, au sud-est de Winnipeg, on célèbre la Saint-Jean pour la 116e année consécutive cette année. Mais plutôt que de tenir les célébrations le 24 juin, on les tient durant la fin de semaine qui précède. 

« Je pense que ce qu'on célèbre au Canada, c'est vraiment notre appartenance à une culture francophone. »

— Une citation de  Sylviane Lanthier, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada

Le solstice de la Saint-Jean

Sylviane Lanthier, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA) affirme que la Saint-Jean est soulignée dans quantités de provinces et jusqu'au Yukon, où on célèbre aussi le solstice de la St-Jean. « C'est la grosse fête francophone de l'été là-bas qui est célébrée à Whitehorse et à Dawson », explique-t-elle.

« C'est sûr que ça s'inscrit dans notre réalité qui, dans nos communautés, est une réalité minoritaire. Et je pense que ça s'inscrit dans une fierté de ce qu'on a accompli et de ce qu'on est. Nos luttes font partie de notre fierté. On célèbre le fait qu'on est là, qu'on vit et qu'on est en santé. »

— Une citation de  Sylviane Lanthier, présidente de la FCFA

D'incessantes batailles en milieu minoritaire

Mme Lanthier rappelle que les francophones au Canada n'ont de cesse de se battre pour avoir les outils permettant de desservir les communautés et de maintenir très vivante la vie en français. Elle souligne par exemple la nécessité de multiplier les efforts afin d'attirer les immigrants dans les communautés francophones du pays.

« Des gens qui peuvent s'installer ici et contribuer à la vie en français ici », dit-elle

La FCFA entretient des contacts avec la province de Québec grâce à divers partenariats et par l'entremise du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes et du Centre de la francophonie des Amériques.

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