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Les jeunes de Notre-Dame-de-Lourdes et du sud-est du Manitoba choisissent l'exode

L'auteur de l'étude a analysé la migration des jeunes de 18 à 35 ans à travers le pays.
L'auteur de l'étude a analysé la migration des jeunes de 18 à 35 ans à travers le pays entre 2001 et 2011. Photo: iStock
Radio-Canada

La migration des jeunes francophones dans plusieurs régions du pays interpelle et inquiète, selon une étude réalisée par l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques. Selon cette étude, 34 des 63 régions à présence francophone présentent un solde migratoire négatif important entre 2001 et 2011, dont trois situées au Manitoba.

C'est le cas de Notre-Dame-de-Lourdes et ses environs qui a subi une migration négative de 21 % de 2001 à 2011. De même, le sud-est du Manitoba a enregistré une baisse de 23,8% pour la même période alors que dans la région de Winnipeg le déclin atteignait 7,8 %.

Selon l'auteur de cette étude, qui a analysé la migration des jeunes de 18 à 35 ans, Dominique Pépin-Filion, la situation dans la capitale manitobaine est moins inquiétante.

« Les francophones connaissent une diminution qui est équivalente à celle de la majorité. Les jeunes anglophones quittent plus Winnipeg qu'ils ne viennent s'y établir donc il n'y a pas vraiment une problématique reliée à la langue. »

C'est en revanche l'inverse dans le nord du Manitoba, où le nombre de jeunes francophones a plus que doublé en 10 ans.

Selon Mathieu Vigneault, le directeur général de l'organisme « Place aux jeunes en région », les déplacements des francophones risquent d'avoir un impact sur l'avenir du fait français au Canada.

Sylviane Lanthier, la nouvelle présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) estime que le résultat de cette étude permettra de mieux comprendre ce flux migratoire.

« On sait qu'il y a une migration des jeunes d'un territoire à l'autre, des jeunes qui quittent leur village pour aller vivre en ville, donc étudier ces phénomènes-là c'est quelque chose qui peut être important pour qu'on prenne conscience de cette migration, estime-t-elle. Ce sont des données qui peuvent être intéressantes pour certains de nos mouvements dans nos communautés et nos organismes porte-parole. »

L'étude repose sur des données de Statistique Canada. Elle comprend aussi différents sondages effectués auprès de plus de 360 intervenants concernés par la migration des jeunes.

La quasi-totalité de ces intervenants, soit 96 %, est convaincue que les provinces et les territoires devraient élaborer des stratégies sur cet enjeu.

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