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Chantier Davie : pas de contrat, mais des discussions

Le reportage de Véronique Prince

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chantier naval Davie, à Lévis, pourrait être appelé à transformer un navire commercial en ravitailleur pour la marine canadienne. Ottawa confirme son intérêt, mais pas l'attribution d'un contrat.

Le ministre de la Défense nationale, Jason Kenney, a annoncé cet après-midi que des discussions seront lancées dès demain avec le chantier Davie pour parvenir à une entente afin de fournir un navire ravitailleur pour répondre de façon intérimaire aux besoins de la marine canadienne.

« Nous lancerons demain les négociations avec l'intention d'en arriver à un contrat potentiel qui protège les intérêts des contribuables canadiens et évidemment, qui donne les capacités dont la marine a besoin », affirme le ministre.

Ces discussions préliminaires permettront de déterminer si le chantier de Davie est en mesure de fournir provisoirement un navire de ravitaillement à un coût, un échéancier et une capacité acceptables pour la marine canadienne, a souligné le ministre Kenney.

Le ministre affirme que des pourparlers seront entrepris dès demain.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre affirme que des pourparlers seront entrepris dès demain.

Photo : Radio-Canada

La marine canadienne doit se doter de navires de ravitaillement le plus rapidement possible. Ses navires de ravitaillement actuels ont dû être retirés prématurément et la construction des navires de remplacement n'est pas encore amorcée. Le dossier en est encore à la phase de design. 

Actuellement, la marine canadienne doit se fier au navires des alliés et aux escales portuaires pour ravitailler ses frégates.

La proposition de la Davie incomplète, dit le ministre

Le chantier maritime de Lévis propose depuis plusieurs mois d'acheter un porte-conteneurs et de le transformer en navire de ravitaillement. Davie fait valoir qu'il s'agit d'une solution à moindre coût pour le gouvernement et qu'elle pourrait être concrétisée dans les délais.

Le ministre Kenney affirme cependant que la proposition soumise pour le moment par la Davie est incomplète et ne répond pas à tous les besoins de la marine canadienne.

Déception pour les travailleurs

Le président du syndicat des travailleurs du chantier, Jean Blanchette, se dit extrêmement déçu de l'annonce faite par le ministre. Il s'attendait plutôt à une décision pour l'attribution de contrats. M. Blanchette souligne que le dossier est à l'étude depuis des mois à Ottawa. Il dit ne pas comprendre l'annonce de pourparlers à ce stade.

Des manifestations sont prévues devant le bureau du député Steven Blaney à Lévis pour augmenter la pression.

Le chantier de même que le gouvernement provincial ont exhorté le gouvernement fédéral à plusieurs reprises de prendre une décision concernant l'octroi de contrats pour la construction et l'entretien de navires.

De passage à Québec pour parler de création d'emplois dans les PME, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, dit comprendre la déception des travailleurs du chantier Davie.

« Les conservateurs ne sont pas vraiment à la veille d'annoncer quelque chose de concret, c'est décevant pour les gens de la région de Lévis », dit-il.

Thomas Mulcair souligne que la proposition du chantier maritime a été soumise il y a plusieurs mois et s'interroge sur la lenteur des conservateurs à traiter le dossier. Il espère que ceux-ci arriveront prochainement à une conclusion positive.

De son côté, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, estime qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction. Dans un communiqué publié mardi, le maire Lehouillier se dit heureux que le gouvernement du Canada considère cette option pour Davie. Il dit toutefois souhaiter que ces discussions prochaines se concluent par l'octroi de contrats qui permettront de générer des emplois sur le territoire de la ville.

Présentement, plus de 600 personnes travaillent au chantier pour la construction de 4 navires. Une annonce de contrat aujourd'hui aurait permis d'éviter une partie des 235 mises à pied faites en mai dernier, faute de contrat.

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