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Évaluation positive du Tribunal de la santé mentale de la Nouvelle-Écosse

Un jeune d'Ottawa est devant les tribunaux pour avoir effectué des faux appels d'urgence au Canada et aux États-Unis

Un jeune d'Ottawa est devant les tribunaux pour avoir effectué des faux appels d'urgence au Canada et aux États-Unis

Photo : Archives

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'évaluation indépendante du Tribunal de la santé mentale de la Nouvelle-Écosse conclut que le projet est une réussite.

Ce tribunal spécialisé a été mis en place en 2009 pour réduire la présence de personnes atteintes de troubles mentaux dans le système de justice criminelle.

L'étude a été menée par Mary Ann Campbell, du Centre d'études sur la justice pénale de l'Université du Nouveau-Brunswick. Elle a étudié le comportement de 80 personnes qui ont été traduites devant ce tribunal de 2012 à 2014. Elle a également analysé leur taux de récidive.

Dans son rapport, elle suggère un meilleur suivi des personnes jugées par ce tribunal pour éviter une récidive.

Parmi les conclusions de l'étude, on note que le taux de récidive des participants dirigés vers le Tribunal de la santé mentale de la Nouvelle-Écosse est à peu près le même que ceux qui passent devant un tribunal traditionnel.

Par contre, la Dre Campbell souligne que ceux qui sont passés par le Tribunal de la santé mentale se tiennent souvent plus longtemps à l'écart de la criminalité que les autres et les crimes sont moins violents.

« Ceux qui espéraient que le Tribunal de la santé mentale fasse beaucoup mieux que la cour traditionnelle avaient des attentes irréelles », dit la responsable de l'évaluation. « Le Tribunal répond d'abord à un besoin pour les criminels qui souffrent de maladies mentales en leur offrant des conséquences et des traitements mieux adaptés », ajoute Mme Campbell.

De 2010 à 2013, 155 hommes et 77 femmes ont été dirigés vers les services du tribunal spécialisé. La plupart des hommes admis souffraient de schizophrénie. Pour ce qui est des femmes, un grand nombre d'entre elles avait des troubles de bipolarité ou de dépression majeure.

Un succès qui s'étend à d'autres villes

Le projet qui était avant tout un projet pilote à Halifax se répand dans le reste de la province.

« Il y a un programme à Kentville et un autre à Port Hawkesbury. Il y a aussi de l'intérêt à Yarmouth, Ahmerst et Sydney », souligne Mary Ann Campbell.

Un tribunal de la sorte existe aussi à Terre-Neuve et un projet semblable est en discussion à l'Île-du-Prince-Édouard. Le Nouveau-Brunswick a été la province pionnière en Atlantique avec son tribunal de santé mentale à Saint-Jean, établit au début des années 2000. Malheureusement, le juge qui présidait le tribunal a pris sa retraite il y a deux ans et le projet est mort avec son départ.

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