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Menacé d’expulsion du Canada, un Burundais obtient un sursis

Une centaine de personnes ont manifesté à Ottawa pour dénoncer les actes du président du Burundi.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Un homme originaire du Burundi vivant à Winnipeg qui craint d'être torturé et exécuté s'il est déporté vers son pays natal ne sera finalement pas expulsé du Canada mardi. Son avocat Alastair Clarke rapporte que son client a obtenu un sursis après négociation avec le ministère de la Justice.

Bergise, qui ne révèle pas son nom de famille afin de protéger son identité, a fui le Burundi en août 2014 après avoir été menacé et attaqué.

Des jeunes qui appartiennent au parti politique au pouvoir, eux, ils m'ont cherché pour que j'entre dans leur parti. Moi, j'ai refusé carrément, mais ils ne voulaient pas [accepter mon refus]. Ils m'ont cherché. C'est pour cela que mes parents ont cherché comment je peux quitter le pays immédiatement, parce que ma vie était en danger.

Bergise, jeune burundais menacé d'expulsion

Âgé de 20 ans, Bergise habite maintenant avec sa sœur Gloria, son beau-frère et leurs trois enfants. Il a demandé le statut de réfugié peu après son arrivée au Canada, mais sa réclamation a été refusée en raison de motifs techniques, a expliqué son avocat Alastair Clarke, qui ne représentait pas le Burundais au moment de la demande.

Le Burundi est ravagé par la guerre civile depuis plus de 13 ans. Bergise a raconté que son père est chef de quartier et sans affiliation politique, ce qui fait en sorte que la famille est la cible de pressions du gouvernement et de violence policière. Le jeune homme a affirmé que le reste de sa famille devait s'exiler dans un camp de réfugiés en Ouganda.

« Ici au Canada, je suis en paix. Je suis bien. Je me sens en sécurité. Si l'on me fait rentrer, je sais qu'ils vont me tuer », a déclaré Bergise.

Une récente flambée de violence au Burundi a incité Ottawa à suggérer aux Canadiens sur place de quitter le pays. Pourtant, le gouvernement fédéral refuse de suspendre la déportation de Burundais qui sont réfugiés au Canada, dont 650 sont visés par des mesures de renvoi.

L'avocat de Bergise avait déposé un appel vendredi en Cour fédérale pour suspendre l'expulsion de son client d'ici l'élection présidentielle prévue le 26 juin dans le pays africain, « quand la situation politique devrait être plus stable ».

Selon Alastair Clarke, Bergise pourra fêter son son 21ème anniversaire à Winnipeg. Il ajoute qu'il compte travailler avec l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés pour venir en aide à sa famille qui vit dans un camp de réfugiés en Ouganda.

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