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Aucun accord formel entre Athènes et ses créanciers, mais l'optimisme s'installe

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Une manifestation à Athènes

Photo : ? Yannis Behrakis / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) destinée à trouver un nouvel accord entre le gouvernement grec et ses créanciers s'est achevée lundi sans qu'aucun accord formel ne soit annoncé. Un climat d'optimisme règne cependant à Bruxelles, en raison de la teneur des dernières propositions grecques, et les discussions vont se poursuivre cette semaine.

« C'est une base pour reprendre les discussions et obtenir un résultat dans les jours qui viennent », a déclaré le patron de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, lors d'une conférence de presse tenue au terme de cette rencontre, qui a duré un peu plus de deux heures, dans la capitale belge. « C'est une chance en vue d'un accord cette semaine. »

« Les propositions grecques sont une étape bienvenue, mais davantage de travail est nécessaire avec les institutions », a pour sa part écrit sur Twitter le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis. L'Eurogroupe « va se réunir à nouveau cette semaine », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin d'un accord dans les prochains jours. »

Un peu plus tard en journée, au terme d'un sommet des dirigeants de la zone euro, toujours à Bruxelles, le président français a émis le souhait que l'accord puisse être trouvé lors de la réunion de l'Eurogroupe prévue mercredi soir, avant le Conseil européen de jeudi.

« Je crois que dans l'intérêt de tous, des Grecs, des Européens, de la croissance, une solution doit sortir de toutes ces discussions et le plus tôt sera le mieux. »

— Une citation de  Le président Français François Hollande

La Grèce doit rembourser environ 1,5 milliard d'euros au Fonds monétaire international (FMI) d'ici le 30 juin, mais ses caisses sont quasiment vides. Ses créanciers sont prêts à lui verser 7,2 milliards d'euros, mais seulement dans la mesure où un accord sur les réformes et les mesures budgétaires à mettre en place est conclu. À défaut d'y parvenir, le pays va se trouver en défaut de paiement, qui entraînerait des conséquences imprévisibles pour la zone euro.

Dans une version révisée de ses dernières propositions transmises lundi, le gouvernement grec du premier ministre Alexei Tsipras, issu de la gauche radicale, propose de porter progressivement l'âge de la retraite à 67 ans, a fait savoir une source européenne. Athènes propose aussi d'appliquer un taux normal de TVA de 23 % [taxe à la valeur ajoutée, soit une taxe à la consommation, NDLR], et des taux réduits de 13 % sur l'énergie et les produits alimentaires et de 6 % sur les médicaments et les livres.

« C'est maintenant, et pour la première fois, un document raisonnable sur lequel on peut mener une discussion informée et productive », a commenté un responsable de la zone euro. « C'est ce qui était attendu, tant sur la forme que sur le fond. » Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, dit être « convaincu » qu'un accord serait trouvé à partir des nouvelles propositions.

De son côté, Alexis Tsipras a estimé que la balle était désormais « dans le camp des autorités européennes ». « Notre critère de base, c'est la justice sociale », a-t-il affirmé lundi soir.

« Pour la première fois, le poids ne reposera pas sur les salariés et les retraités. Nous protégeons les pensions et les salaires, nous protégeons les familles moyennes, et pour la première fois, le poids reposera sur ceux qui en ont la capacité, pour sortir définitivement de cette crise que nous subissons depuis cinq ans. »

— Une citation de  Le premier ministre grec, Alexis Tsipras

Lundi, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé pour la troisième fois en six jours le montant des liquidités d'urgence destinées aux banques grecques, qui sont confrontées à d'importants retraits des épargnants, qui craignent un contrôle des capitaux. Le nouveau plafond n'a pas été précisé, mais il avait été porté à presque 86 milliards d'euros la semaine dernière.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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