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David Lemieux champion du monde

David Lemieux devient champion du monde. Yanick Bourdon résume le combat.
Radio-Canada

David Lemieux est champion du monde. Le Québécois a mis la main sur la ceinture IBF des poids moyens, samedi soir, contre le Français Hassan N'Dam au Centre Bell.

Un texte de Jean-François ChabotTwitterCourriel

Lemieux a livré le combat de sa vie pour récolter une décision unanime des juges : 115-109, 115-109, 114-110.

Dans ce qui pourrait être rapidement considéré comme le combat de l'année dans le monde jusqu'ici, Lemieux a offert une performance inspirée.

Il a envoyé son adversaire au tapis à quatre reprises, dont deux fois au cinquième round. Ces quatre points arrachés à N'Dam auront grandement aidé à faire la différence.

Si Lemieux a maintenant inscrit son nom dans la foulée des Hilton, Diaconu, Pascal, Bute et Stevenson, le public montréalais a fait une formidable découverte en N'Dam, qui est resté debout jusqu'à la fin malgré les assauts répétés qu'il a subis.

Le Français a obligé Lemieux à faire preuve de prudence, même quand la situation semblait demander d'ouvrir encore plus grande la machine.

« Je suis vraiment très heureux. Je suis enfin là où je rêvais d'être depuis si longtemps », a déclaré Lemieux.

« Il n'arrêtait pas de se relever, avec le sourire en plus », a commenté le Québécois quand on l'a interrogé sur la résistance et la résilience de son rival.

À une question à savoir ce qu'aurait à dire le David Lemieux d'aujourd'hui à celui qui s'était fait battre par Rubio et Alcine, le champion n'a pas tourné autour du pot : « Il faut faire des changements et ça presse, a-t-il aussitôt répondu. Je savais que je pouvais le faire. Il ne faut surtout pas croire les histoires qui disaient que je ne faisais pas tout ce qui fallait pour gagner. Sinon, je ne serais pas ici. »

De son côté, N'Dam a rendu justice à Lemieux en affirmant qu'il avait simplement été le meilleur et que sa victoire était méritée. « Il m'a touché solidement à plusieurs reprises et il m'a sonné. J'étais même parfois étourdi à des moments où il ne s'en est pas rendu compte. Mais j'ai aussi gagné tous les rounds où je ne suis pas allé au plancher », a dit le Français.

Déjà, le téléphone d'Oscar De La Hoya ne dérougit pas. Le réseau HBO est aux trousses de Lemieux pour lui offrir de grandes occasions. Le patron de Golden Boy a indiqué qu'il a de grands projets pour N'Dam, qui s'est aussi fait un nom à Montréal comme dans le reste de l'Amérique du Nord. L'ovation que lui a réservée la foule à l'issue du combat le montre clairement.

De La Hoya voit bien Lemieux affronter dans un avenir rapproché des boxeurs comme Miguel Cotto ou Saul Canello. Mais le Montréalais aura tout le loisir de monnayer sa ceinture dans des défenses optionnelles.

Lemieux avait promis de repartir du Centre Bell avec la ceinture de champion du monde. Parole tenue et plus de 5000 amateurs satisfaits qui ont assisté au duel peuvent en témoigner.

Une autre mauvaise surprise

En plus de s'amener à Montréal pour livrer son combat pour un maigre cachet de 51 000 $, N'Dam a découvert en débarquant qu'il n'était pas au bout de ses peines.

C'est à ce moment qu'il a appris que le combat serait présenté dans un ring de 17 pieds par 17 pieds et non pas de 20 pieds par 20 pieds, comme il l'aurait souhaité. Son entraîneur Mustapha Ouicher m'a même montré un échange de courriels entre son clan et Eric Gomez de Golden Boy Promotions où ce dernier semble donner son aval pour le plus grand ring.

« Donnez-moi un ring plus grand et vous n'aurez pas le même combat », a lancé N'Dam, qui reconnaissait toutefois que l'équipe de Lemieux avait bien travaillé pour lui fournir tous les avantages vers une victoire.

Le patron d'Eye of the Tiger Promotions, Camille Estefan, a montré quelques signes d'impatience en indiquant que le clan adverse n'avait cessé de se plaindre de la bourse, de la taille du ring, des chambres d'hôtel et même des allocations pour les repas.

« Nous avons gagné l'appel d'offres et c'est dans notre droit de choisir le lieu et l'environnement dans lequel le combat sera présenté dans les limites prescrites par la IBF », a sèchement conclu Estefan.

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