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La Fruiterie de l'Outaouais ferme ses portes

La Fruiterie de l'Outaouais ferme ses portes.

La Fruiterie de l'Outaouais ferme ses portes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une trentaine de personnes se retrouvent sans emploi alors que la Fruiterie de l'Outaouais aux Galeries de Hull n'est plus. En plus de cette fermeture, les propriétaires de deux commerces locataires sont aussi forcés de mettre la clé sous la porte.

Robert Corneau a servi les clients de son restaurant et de sa boulangerie pour la dernière fois, samedi. Comme ses deux commerces sont situés au cœur de la Fruiterie, monsieur Corneau, est contraint, lui aussi, de plier boutique.

Nous autres, on est comme un dommage collatéral. Parce qu'on embarque dans la vague de la faillite d'ici.

Une citation de :Robert Corneau
Robert Corneau et Isabelle La Frenière doivent également fermer boutique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Corneau et Isabelle La Frenière doivent également fermer boutique.

Photo : Radio-Canada

Monsieur Corneau et son épouse évaluent leurs pertes à un demi-million de dollars, un véritable coup de massue.

« Tu travailles d'arrache-pied. Que tu laisses tout tomber. C'est difficile. Mais, comme il dit, on a nos deux bras, nos deux jambes. On se relève puis on continue. On n'a pas le choix », raconte la propriétaire d'un restaurant, Isabelle La Frenière.

« On a fait des rénovations ici, il y a quatre ans, de 150 000 dollars. Ça va tout aller aux poubelles », explique monsieur Corneau.

Les employés aussi sont sous le choc, comme Joshawa Greer. « Ma blonde, qui travaille comme caissière, a perd son emploi aussi. Ce n'est pas évident avec un enfant de cinq ans à la maison, puis un bébé en chemin », se désole M. Greer.

Céline Prévost est dévastéeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Céline Prévost est dévastée

Photo : ICI Radio-Canada

De son côté, une mère monoparentale, Céline Prévost, est dévastée. « Je n'ai plus de famille, ils sont tous décédés. Je me retrouve sans aide. Puis ça ne me tente pas de retourner sur l'aide sociale. Avant ça, j'ai été 14 ans sur l'aide sociale pour élever ma fille. »

Découragés, Robert Corneau et Isabelle La Frenière estiment qu'il leur coûterait trop cher de déménager leurs commerces. Ils doivent se trouver un nouveau gagne-pain.

Joint au téléphone, un gérant de la Fruiterie de l'Outaouais a décliné notre demande d'entrevue à la caméra.

Il a souligné que la fermeture du commerce est une épreuve difficile pour lui et les autres employés.

D'après le reportage de Jean-Sébastien Marier.

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