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Les pharmaciens du Québec peuvent maintenant en faire plus pour vous

Des pharmaciens au travail

Photo : Radio-Canada/Tamara Altéresco

Radio-Canada

Avec l'entrée en vigueur de la loi 41, les pharmaciens du Québec peuvent maintenant poser sept actes qui étaient auparavant réservés aux médecins. Les pharmaciens propriétaires se sont d'ailleurs entendus vendredi avec le gouvernement sur la rémunération de ces actes.

Depuis samedi matin, les Québécois peuvent bénéficier des services suivants dans les pharmacies :

  • la prescription d'un médicament pour des conditions dont le diagnostic et le traitement sont connus (par exemple, dans le cas d'une infection urinaire récente, de l'herpès labial ou d'une conjonctivite allergique);
  • la prescription d'un médicament lorsqu'aucun diagnostic n'est requis (par exemple, pour des nausées);
  • la prolongation des ordonnances rédigées par un médecin pour éviter l'interruption d'un traitement;
  • l'ajustement d'une ordonnance d'un médecin;
  • la prescription et l'interprétation d'analyses de laboratoire;
  • la substitution d'un médicament en cas de rupture d'approvisionnement;
  • l'administration d'un médicament par inhalation, voie orale, topique, sous-cutanée, intradermique ou intramusculaire à des fins d'enseignement.

Quatre de ces actes seront remboursés par la RAMQ ou l'assureur privé du client. Les trois autres actes ne seront pas rémunérés pour les pharmaciens.

Ces questions faisaient l'objet d'un litige depuis 2011. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, confirme que les négociations ont été difficiles avec les pharmaciens propriétaires, mais se montre satisfait des résultats.

« Les négociations, ce n'est pas des vacances au Club Med. C'est fait pour que les parties, idéalement, en sortent gagnantes. Elles visent à faire en sorte que les conditions de rémunération soient acceptables pour toutes les parties. C'est normal, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Et ça s'est réglé, je pense, à la satisfaction de tout le monde », a dit le ministre Barrette en entrevue à Radio-Canada.

L'Ordre des pharmaciens a salué l'entrée en vigueur des nouveaux pouvoirs de ses membres.

« Le 20 juin est un jour important pour la population. Tous les jours, des patients ont dû être référés à la clinique d'urgence pour des situations que les pharmaciens auraient pu prendre en charge », affirme Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

Le litige qui opposait le gouvernement et l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) portait, d'une part, sur la rémunération de ces nouvelles responsabilités attribuées aux pharmaciens. Il portait, d'autre part, sur les 177 millions de dollars en économies d'échelle que le gouvernement Couillard comptait réaliser grâce au projet de loi 28, qui a été adopté sous le bâillon le 20 avril dernier.

En novembre dernier, l'AQPP avait qualifié ces compressions de 177 millions de dollars de « ponction qui aurait des impacts désastreux tant pour les patients que
pour les pharmaciens du Québec ».

Aucun détail n'a filtré jusqu'ici sur les économies que Québec parviendra à faire grâce à l'entente de principe conclue vendredi. Elle doit encore être approuvée au cours des prochains jours par les 2000 membres de l'AQPP.

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Santé