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La technologie des jeux vidéo au service du tourisme

La technologie des jeux vidéo au service du tourisme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Centre de développement et de recherche en imagerie numérique (CDRIN) de Matane veut mettre la technologie des jeux vidéo au service de l'industrie touristique. Des expériences numériques ont été tentées cet été, mais les chercheurs aimeraient mettre en place une stratégie numérique dédiée à tout l'Est du Québec.

Par exemple, au musée Exploramer, le visiteur peut vivre une immersion sous-marine tout en restant bien au sec. Il est aussi facile de décortiquer un requin sans se salir les mains.

« Ça va être bizarre de dire ça, mais c'est peut-être plus proche de la réalité aussi au niveau de l'interactivité », estime Fabian de Backer, un visiteur.

Ces expériences ont été réalisées au CDRIN. L'animation numérique est la même qui sert à créer un jeu vidéo.

Les chercheurs aimeraient développer davantage de projets avec l'industrie touristique du Québec maritime.

Le CDRIN veut réunir des entreprises et des chercheurs pour développer un concept qui serait utilisé un peu partout.

Tout cela, en vue « de développer une stratégie qui soit intégrée et qui puisse servir à différents intervenants, précise l'enseignante-chercheuse en techniques de tourisme du Cégep de Matane, Suzanne Mercier. C'est là qu'on développerait une force de frappe intéressante ».

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Ces expériences ont été conçues au CDRIN. L'animation numérique est la même qui sert à créer un jeu vidéo.

Photo : Radio-Canada

Encore du travail à faire

Il y a un an et demi, un rapport sur les pratiques numériques des entreprises touristiques de l'Est du Québec révélait que trois entreprises sur quatre possédaient un site internet, comparativement à 85 % dans la province.

Pour le directeur du CDRIN, Pierre Bédard, il y a beaucoup de travail à faire. « On est très en retard et il est clair que les outils technologiques font partie de la décision d'une petite famille d'aller dans une région ou pas, croit monsieur Bédard. Si on ne répond pas à ce besoin-là, on va manquer la "coche", c'est certain, parce que dans les grands centres, il y a beaucoup d'outils disponibles. »

Selon la présidente de l'Association touristique de la Gaspésie, le centre de recherche est un atout pour la région et doit maintenant se faire connaître.

« On aurait tout avantage justement de bien connaître les services du CDRIN et de s'associer avec eux », dit Nathalie Blouin.

Pour la directrice d'Exploramer, Sandra Gauthier, les éléments technologiques contribuent à l'apprentissage, qui « devient un jeu ».

Le jeu qui risque d'être moins plaisant, c'est de trouver le financement pour développer ces nouveaux attraits.

D'après un reportage de Jean-François Deschênes

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