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Québec s'entend avec les pharmaciens

Des pharmaciennes au travail
Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, a conclu vendredi une entente de principe avec l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) portant sur la tarification de nouveaux actes.

Cette entente doit encore être approuvée par le Conseil du Trésor et par les 2000 pharmaciens propriétaires de la province.

À compter de demain, les pharmaciens auront le droit de pratiquer sept nouveaux actes.

Au cabinet du ministre de la Santé, la porte-parole Joanne Beauvais explique que l'entente intervenue avec l'AQPP prévoit que la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) ou les assureurs privés paieront quatre actes aux pharmaciens. Au départ, le gouvernement proposait d'assumer les coûts de trois actes, mais les négociations conclues vendredi en ont ajouté un quatrième, a indiqué Mme Beauvais.

Trois autres actes ne seront toutefois pas payés par la RAMQ ou les assureurs privés, a indiqué Mme Beauvais.

Dès samedi, les pharmaciens pourront ajuster l'ordonnance d'un médecin, prescrire des analyses de laboratoire, prolonger l'ordonnance d'un médecin, substituer un médicament en cas de rupture d'approvisionnement. Il leur sera aussi possible d'administrer un médicament par inhalation, voie orale, topique, sous-cutanée, intradermique ou intramusculaire afin d'en démontrer l'usage approprié.

Les pharmaciens pourront prescrire des médicaments pour des conditions mineures, comme les infections urinaires récentes, l'herpès labial et les conjonctivites allergiques. Ils pourront prolonger des ordonnances sans que le patient ait à voir un médecin.

Le litige qui opposait le gouvernement et l'AQPP portait, d'une part, sur la rémunération de ces nouvelles responsabilités attribuées aux pharmaciens. Il portait, d'autre part, sur les 177 millions de dollars en économies d'échelle que le gouvernement Couillard comptait réaliser grâce au projet de loi 28, qui a été adopté sous le bâillon le 20 avril dernier.

En novembre dernier, l'AQPP avait qualifié ces compressions de 177 millions de dollars de « ponction qui aurait des impacts désastreux tant pour les patients que
pour les pharmaciens du Québec ». 

« Le projet de loi 28 et les compressions budgétaires qui en découleront signifient des pertes de revenus d'environ 100 000 $ par pharmacie », avait encore fait valoir l'AQPP dans son mémoire déposé en janvier auprès de la Commission des finances publiques.

Aucun détail n'a filtré jusqu'ici sur les économies que Québec parviendra à faire grâce à l'entente de principe conclue aujourd'hui.

 

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique