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Le Rockfest, un voisin incommodant pour un résident de Montebello

Radio-Canada

Des milliers de festivaliers convergent depuis jeudi vers la Petite-Nation pour se rendre au Rockfest. L'événement fait les affaires de certains résidents, qui louent des espaces pour camper, mais d'autres préfèrent carrément quitter le village, parce qu'ils ont l'impression d'être pris en otage.

Des milliers de festivaliers convergent depuis jeudi vers la Petite-Nation pour se rendre au Rockfest. L'événement fait les affaires de certains résidents, qui louent des espaces pour camper, mais d'autres préfèrent carrément quitter le village, parce qu'ils ont l'impression d'être pris en otage.

Imaginez voir débarquer des dizaines de milliers personnes dans votre quartier ou votre village. C'est ce que vivent chaque été les résidents de Montebello, lors de la fin de semaine où se déroule le Rockfest.

Ce succès populaire, certains résidents s'en accommodent très bien en profitant de l'événement pour réaliser un profit avec la location d'espaces de camping notamment, d'autres considèrent cet afflux comme une menace.

C'est un peu la situation de David contre Goliath, c'est-à-dire qu'eux, c'est une très grosse machine. Je pense que pour eux on n'est pas grand-chose.

Emmanuel Charlebois, résident de Montebello

C'est le cas d'Emmanuel Charlebois, un père de famille de quatre enfants, dont la maison et le terrain sont adjacents au site des festivités.

« On se sent prisonnier de l'événement et ne peut que le subir. En 2013, notre terrain avait été envahi par les festivaliers, alors on ne veut pas revivre ça », explique-t-il.

Depuis dimanche dernier, une clôture temporaire a été installée par la Municipalité autour de sa propriété. Mais dans la mesure où les Charlebois craignent pour leur sécurité, ils quitteront leur maison au début du festival.

Le journaliste Louka Jacques est au Rockfest de Montebello

Un autre site réclamé

Le site qui a été fourni par la municipalité est en plein cœur du village. Le maire de Montebello, Luc Ménard précise que son administration et les organisateurs du Rockfest ont passé une entente, qui doit se terminer dans quatre ans.

Emmanuel Charlebois aimerait que l'événement ait lieu dans un secteur où il n'y a pas de résidences à proximité. Il affirme en avoir parlé avec les responsables des festivités.

Luc Ménard soutient pour sa part que sa Municipalité n'a reçu aucune demande de citoyens pour modifier le site du festival.

« On ne s'est pas fait demander non plus de regarder sur des territoires extérieurs. Les autres territoires, en fait ce serait des terrains agricoles, et là, c'est toute une autre histoire », prend il soin de rappeler.

L'élu souligne que l'emplacement actuel offre plusieurs avantages. Par exemple, les artistes qui couchent au Château Montebello accèdent aux scènes de concert, qui donnent sur la rivière des Outaouais, par la marina.

Que pensent les commerçants de Montebello du Rockfest?

La majorité satisfaite

Depuis deux ans, Michel Miron gère un espace de camping dans la cour arrière de la maison de ses parents.

Il reconnaît que le village est littéralement pris d'assaut pendant trois jours, mais il s'en accommode sans problèmes : les espaces qu'il loue ont commencé à être réservés depuis novembre 2014.

Il y a un "parté" qui se passe "icitte" trois jours, puis tout le monde est gagnant et content.

Michel Miron

À l'entendre, il y a de moins en moins de résidents mécontents à Montebello parce que « tout le monde veut avoir un petit coin de terrain et ils ne veulent rien de gratuit, ils sont prêts à défrayer ce que ça coûte. »

Le maire de Montebello, Luc Ménard, est persuadé que la peur du vandalisme n'est pas répandue dans la communauté. Il s'appuie pour cela sur le fait qu'une seule personne a demandé à ce que sa maison soit entourée d'une clôture.

Pour nous parler du Rockfest et répondre aux critiques, Luc Ménard, maire de Montebello

D'après des informations de Louka Jacques et de CBC

Ottawa-Gatineau

Société