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Prix des maisons : des milliers de citoyens de Metro Vancouver songent à l'exil

Le centre-ville de Vancouver

Photo : Denis Dossmann ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux répondants sur cinq à un sondage sur le logement et le transport dans Metro Vancouver songent sérieusement à quitter la région parce que les maisons sont trop chères pour eux. Le sondage maison de l'institut Angus Reid révèle que ceux qui songent à s'installer ailleurs sont surtout des jeunes.

Un texte d'Annick R. Forest TwitterCourriel

En extrapolant ces résultats sur la population de la région, cela signifie que Metro Vancouver pourrait perdre environ 150 000 citoyens. 

Des 821 personnes interrogées dans le cadre de ce sondage en ligne, la majorité croit que le prix élevé des maisons nuit à leur communauté (63 %) et à la région (79 %).

Cinquante-cinq pour cent des répondants affirment que l'abordabilité des maisons est le problème le plus important auquel fait face la région. Les difficultés de circulation et de transport arrivent en deuxième position, ayant été choisies par 36 % des répondants.

La majorité des répondants s'inquiètent pour la nouvelle génération, qui pourrait être incapable d'acheter une maison dans leur communauté, et 70 % d'entre eux croient que le gouvernement doit intervenir.

Les causes les plus souvent identifiées comme source principale du prix élevé des maisons sont :

  • les investisseurs étrangers (64 %)
  • les investisseurs riches (44 %)
  • le nombre de personnes qui veulent vivre dans Metro Vancouver, car s'est un endroit désirable (38 %)
  • les nombre de condos et de maisons laissés vides par des propriétaires investisseurs (35 %)
  • les bas taux d'intérêt (21 %)
  • l'inaction du gouvernement sur la question du logement (20 %)
  • les peux de nouveaux logements locatifs construits par les développeurs immobiliers (16 %)
  • la pénurie de terrains disponibles pour le développement immobilier (15 %)
  • la pénurie de logements (6 %)

Les répondants ont également fait part de leur appui pour certaines solutions :

  • 69 % appuient un impôt sur la spéculation afin de réduire les reventes rapides à profit
  • 72 % appuient une limitation du nombre et du type de propriétés qui peuvent être achetés par des étrangers
  • 79 % appuient la collecte de données sur les acheteurs et leur origine
  • 79 % appuient la mise en place d'un impôt supplémentaire sur le transfert de propriété aux acheteurs étrangers
  • 82 % appuient la mise en place d'un impôt sur les logements vacants qui sont la propriété d'investisseurs

Méthodologie :

821 Britanno-Colombiens ont été sondés par Internet entre le 1 et le 3 juin à partir du panel en ligne d'Ipsos Reid. Si le sondage avait été fait avec un échantillon probabiliste et avait obtenu 1000 répondants, la marge d'erreur aurait été de ± 3,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Un problème qui a déjà été souligné

Ce n'est pas la première fois que le prix de l'immobilier est lié à l'exode possible de citoyens. Un rapport publié en mai par la coopérative financière Vancity révélait que la hausse du prix de l'immobilier dans le Grand Vancouver pourrait décourager les jeunes nés entre 1982 et le début des années 2000 de rester travailler dans la région.

En réponse à cette étude, le maire de Vancouver, Gregor Robertson, a affirmé qu'Ottawa a « abandonné » le logement abordable et a exprimé le souhait que la question devienne un enjeu majeur pour les élections fédérales.

Selon un sondage Angus Reid : 2 vancouvérois sur 5 songent à quitter la ville en raison du prix des propriétés. Geneviève Milord a rencontré une vancouvéroise qui incarne bien la réalité de plusieurs couples avec enfants qui tanguent entre la qualité de vie vancouvéroise et leur désir de devenir propriétaire.

 

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