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Laboratoire d'ADN à Saint-Jean : le gouvernement Gallant change d'idée

Le premier ministre du N.-B., Brian Gallant, autorise l'achat d'appareils de séquençage d'ADN à l'hôpital de Saint-Jean

Le premier ministre du N.-B., Brian Gallant, autorise l'achat d'appareils de séquençage d'ADN à l'hôpital de Saint-Jean

Photo : Neville Crabe/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Gallant change son fusil d'épaule : il permettra à la fondation de l'hôpital régional de Saint-Jean d'acheter des équipements spécialisés de séquençage de l'ADN.

Le premier ministre Brian Gallant s'est rendu à Saint-Jean, jeudi matin, pour expliquer en conférence de presse qu'après mûre réflexion, son gouvernement avait changé d'idée. Il s'est rendu, a-t-il expliqué, aux arguments de la fondation et des médecins de l'hôpital.

La fondation avait amassé 900 000 $ pour ces équipements, mais le ministre de la Santé Victor Boudreau avait initialement refusé de permettre l'achat.

L'hôpital régional de Saint-JeanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'hôpital régional de Saint-Jean (archives)

Il avait expliqué que l'hôpital Georges-Dumont et l'Institut Atlantique de recherche sur le cancer de Moncton avaient déjà de tels équipements qui suffisaient largement à faire tous les tests de séquençage d'ADN pour l'ensemble de la province.

Même si la fondation de Saint-Jean finançait l'achat, le ministère de la Santé aurait quand même été mis à contribution puisqu'il aurait financé le fonctionnement du nouveau laboratoire au jour le jour.

L'IARC éteindra ses appareils

Karine Godin s'entretient avec le Dr Rodney Ouellette, président et directeur scientifique de l'Institut atlantique de recherche sur le cancer

En apprenant la nouvelle, jeudi, le Dr Rodney Ouellette, président et directeur scientifique de l'Institut Atlantique de recherche sur le cancer, a affirmé que son laboratoire allait cesser de se servir de ses deux appareils de séquençage d'ADN. « Je ne participerai pas à faire un viol des payeurs de taxes », a-t-il déclaré. Les tests qui avaient déjà été lancés seront terminés, mais les machines cesseront de fonctionner par la suite.

Le Dr Ouellette conteste certains des chiffres avancés par les défenseurs du laboratoire d'ADN à Saint-Jean. Ils affirment qu'ils peuvent réaliser des tests à moindre coût qu'à Moncton, soit 500 $ le test, ce qui est impossible, selon Rodney Ouellette. Ces tests ne peuvent être faits à moins de 900 $, selon lui.

Rodney Ouellette, président et directeur scientifique de l'Institut Atlantique de recherche sur le cancer :

« Je vais recommander qu'on cesse ces activités-là. Vous savez, depuis des mois, je me positionne sur le fait que le Nouveau-Brunswick est une trop petite province pour avoir deux centre de séquençage. Nous, ça fait depuis 2013 qu'on analyse les chiffres énoncés, qu'à peine on peut en avoir un, mais d'en avoir deux, ce serait littéralement faire en sorte que les payeurs de taxes paieraient le plus haut taux pour ces tests-là au pays. »

De fortes pressions politiques à Saint-Jean

La fondation de l'hôpital régional de Saint-Jean amassait des fonds, depuis février 2014.

Cette campagne de financement avait été dénoncée par des spécialistes à Moncton. Le Dr Ouellette avait expliqué que la province n'avait pas besoin d'un autre laboratoire d'analyse et que cela ne ferait que dédoubler inutilement les services.

Mais de nombreuses discussions avaient quand même eu lieu en coulisses, en raison du tollé suscité par la décision du gouvernement à Saint-Jean.

L'un des principaux donateurs de la campagne de la fondation de Saint-Jean, Bruce Dowd, avait même demandé à être remboursé.

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