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L'arrivée du pétrole des sables bitumineux à Montréal par pipeline retardée

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Photo : Xenostore

Radio-Canada

L'arrivée du pétrole des sables bitumineux à Montréal par le pipeline d'Enbridge est encore retardée. L'Office national de l'énergie demande à la compagnie d'effectuer des tests hydrostatiques sur trois tronçons de la ligne 9B. 

Un texte de Thomas GerbetTwitterCourriel

L'inversion du flux du pipeline vers l'est devait se faire avant la fin juin, mais il faudra encore attendre. L'Office national de l'énergie veut plus de certitude sur la sécurité avant de donner le feu vert. Il exige donc d'autres tests entre Kingston et Brockville, en Ontario, et à Mirabel, au Québec.

La compagnie devra remplir le pipeline d'eau et augmenter la pression au-delà de la normale pour simuler un problème. Ces tests permettent de vérifier que la canalisation ne comporte aucun défaut. Une fois en service, l'ONÉ exigera aussi des examens au sol « au moins toutes les deux semaines, de chaque zone sujette à de graves conséquences [...] pour constater la présence éventuelle de fuites ».

La canalisation 9B est située dans une zone très urbanisée irriguée par de nombreux cours d'eau; tout rejet ou déversement atteindrait rapidement le réseau hydrographique et toucherait un grand nombre de personnes.

Extrait du communiqué de l'ONÉ

Les villes de la Communauté métropolitaine de Montréal et les groupes environnementaux réclament depuis plusieurs mois davantage d'engagements sur la sécurité avant que le pétrole ne coule vers le Québec.

Dans le même temps, les compagnies de raffinage Suncor et Valero se montrent impatientes. Dans des lettres envoyées la semaine dernière à l'Office national de l'énergie, elle demande qu'une décision soit prise, car elles perdent de l'argent.

Le pipeline d'Enbridge acheminera jusqu'à 300 000 barils de pétrole de l'Ouest chaque jour. Une partie sera raffinée à Montréal, et l'autre prendra le chemin de la raffinerie de Lévis, par navire.

La CMM satisfaite

Le maire de Montréal Denis Coderre et les élus de la Communauté métropolitaine de Montréal estiment que cette décision est « une bonne nouvelle ». « L'ONÉ a été sensible à nos demandes », écrit la CMM dans un communiqué. Toutefois, les élus assurent qu'ils demeureront « vigilants ».

Enbridge croit que les conditions seront respectées

Enbridge relève plutôt de son côté que l'Office national de l'énergie a approuvé sa demande de mise en service, bien qu'il ait émis une ordonnance assortie de conditions.

La compagnie dit examiner la demande et les conditions de l'Office national de l'énergie, dans le but de déterminer ce qui « requis aux fins de la conformité, de la portée des travaux et des échéanciers ». Elle se dit convaincue que la canalisation 9 peut être exploitée de façon sécuritaire et affirme vouloir remplir les conditions fixées par l'instance réglementaire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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