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Des femmes de la région signent un manifeste pour réclamer plus de pouvoir

Des femmes signent un manifeste

Des femmes de la région signent un manifeste pour réclamer plus de pouvoir

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Soixante-dix ans après que les femmes eurent obtenu le droit de vote, une trentaine d'élues et de citoyennes du Saguenay-Lac-Saint-Jean réclament plus de place dans les sphères du pouvoir.

Elles ont rédigé un manifeste pour une gouvernance équitable locale et régionale et croient que le gouvernement doit légiférer.

« Si on met des structures favorables, je pense que les changements vont se faire graduellement », affirme la conseillère municipale de Dolbeau-Mistassini, Françoise Bergeron.

Les signataires du manifeste demandent la parité entre les hommes et les femmes.

La conseillère de Saguenay, Josée Néron, rappelle que la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est parmi les dernières au Québec pour la représentativité des femmes.

« Naturellement, elles ne se proposeront pas, dit-elle. C'est pourquoi il faut des programmes qui épaulent les femmes, qui les encouragent. On a toutes, pour la plupart ici qui sont élues, on a toutes profité et ça nous a aidées. »

Selon elle, les déclarations du général Lawson sur l'inconduite sexuelle des hommes prouvent que les institutions publiques ont besoin de femmes.

« Ça reflète l'importance qu'on demeure et qu'on soit présente à l'Assemblée nationale, à la Chambre des communes, sur des conseils municipaux, sur des C.A., souligne Mme Néron. Les femmes doivent être présentes pour dire, justement, un instant monsieur, ce que vous dites, ça ne nous représente pas, je ne suis pas en accord. »

Les groupes de femmes se réjouissent du manifeste. « En bas de 30 %, c'est extrêmement difficile d'apporter notre point de vue en tant que femmes, précise la coordonnatrice de Récif 02, Audrée Villeneuve. Malgré la belle volonté de nos élus masculins, il leur arrive de passer à côté de certaines choses. »

Les élues espèrent que d'autres de leurs collègues du Québec adhéreront au mouvement. La table régionale de concertation des groupes de femmes ira d'ailleurs chercher des appuis auprès de différents groupes communautaires.

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