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L'Est ontarien est de nouveau dans la mire des producteurs d'énergie éolienne

Saint-Isidore et Saint-Bernardin, les deux villages qui accueilleraient les projets en question.

Saint-Isidore et Saint-Bernardin, les deux villages qui accueilleraient les projets en question.

Photo : Radio-Canada/Denis Babin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des citoyens seront consultés la semaine prochaine, à propos de deux projets de production d'énergie éolienne d'une puissance totalisant 190 mégawatts. Ces projets pourraient voir le jour sur des terres agricoles, dans le secteur de La Nation.

La première compagnie intéressée est la filiale canadienne du géant français EDF. L'entreprise est présente depuis cinq ans dans La Nation, avec des panneaux solaires.

Son projet éolien, qui verrait le jour à Saint-Isidore, aurait une capacité énergétique de 150 mégawatts.

Il faut croire que les compagnies aiment ce qu'elles voient, parce qu'elles sont prêtes à investir de gros dollars.

Une citation de :François St-Amour, maire de La Nation

L'autre projet, qui est de moindre envergure, est celui du parc éolien Gauthier, à Saint-Bernardin. Un mât y a été érigé il y a quelques années, afin de mesurer la vitesse du vent.

Le parc comprendrait quinze éoliennes, qui auraient une capacité totale de 40 mégawatts. Ce serait suffisant pour alimenter 11 000 résidences en électricité.

Le maire sur la défensive

Le maire de La Nation, François St-Amour, a confirmé que les entreprises ont approché sa municipalité et qu'elles sont prêtes à fournir des investissements conséquents.

Le maire de La Nation, François St-Amour.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de La Nation, François St-Amour.

Photo : Radio-Canada/Denis Babin

Il ne souhaite pas cependant mettre le nez dans ces dossiers, à cause de la controverse qui s'est produite en 2010, en lien avec un projet de panneaux solaires.

« J'ai été accusé d'avoir empoché de l'argent », se remémore-t-il, précisant au passage qu'il n'avait pas l'intention d'assister au processus d'information.

À l'époque, les élus locaux avaient en grande partie essuyé les critiques des opposants.

Pourtant, ils n'ont en réalité aucun droit de regard sur de tels projets, puisqu'en Ontario, ces dossiers relèvent directement de la province.

Les agriculteurs sur leurs gardes

De son côté, l'Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) a l'intention de suivre de près l'évolution de ces deux dossiers.

D'abord, l'organisme veut s'assurer que les entreprises ne vont pas mettre la main sur des terres agricoles ou arables.

On veut s'assurer que la préoccupation première, c'est qu'il y ait le moins de gaspillage de terres agricoles ou d'utilisation de bonnes terres à des fins non agricoles.

Une citation de :Simon Durand, directeur général de l'UCFO

L'UCFO veut aussi des garanties que les agriculteurs auront leur juste part, si des ententes sont conclues avec les deux compagnies pour l'utilisation de leurs terres.

« Il y a différents scénarios financiers qui permettent à tout le monde de tirer son épingle du jeu et d'avoir une certaine rétribution par rapport aux désagréments ou à la perte de terrains que les éoliennes pourraient engendrer », précise le directeur général de l'UCFO, Simon Durand.

Des assemblées publiques d'information auront lieu la semaine prochaine, soit une à Saint-Isidore, le mardi 23 juin, et une autre à Saint-Bernardin, le mercredi 24 juin.

D'après un texte du journaliste Denis Babin

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