•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le dépistage fait la force des chiens policiers de Winnipeg

Banner, un berger belge malinois et son maître, le constable Justin Casavant. Le jeu est au cœur de l'efficacité des chiens du Service de police de Winnipeg.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Qu'ils soient à la recherche d'un suspect en fuite ou d'articles perdus sur une immense scène de crime, les policiers de Winnipeg peuvent compter sur leur brigade canine depuis 1971. Le jeu est au coeur de cet univers.

Un texte de Michel SabaTwitterCourriel

Les maîtres-chiens y entraînent une vingtaine d'animaux dans leur chenil, presque tous des bergers belges malinois, qui arrêtent de 200 à 300 suspects chaque année.

« La force de nos équipes généralistes, c'est le dépistage », déclare le constable Justin Casavant, un maître-chien de la police. L'expertise de la brigade est tellement réputée que d'autres organisations du continent y envoient leurs agents en formation.

Ça en est rendu que nous entraînons des agents d'autres organisations.

Wally Antoniuk, formateur des sergents en patrouille de la brigade canine

Au moment de la visite de Radio-Canada au chenil, un maître-chien d'un service de police américain ainsi qu'un agent du ministère de la Conservation du Manitoba suivaient une formation.

En formation, presque dès la naissance

La brigade de Winnipeg est un des seuls services de police municipaux au Canada qui assurent la reproduction de ses chiens. Les policiers ont présenté par ailleurs en octobre la plus récente portée aux médias, dont un chien appelé Zeus.

Parmi les exercices, les policiers apprennent aux chiens à mordre fermement avec la totalité de leur mâchoire, plutôt qu'avec leurs dents avant, comme le font naturellement ces bêtes. « La morsure d'un chien est si forte que nous voulons que le chien ne morde qu'une fois et qu'il ne lâche pas le suspect. S'il le lâche, il réengagera le suspect et ça se traduira par plus de blessures », explique Justin Casavant, constable maître-chien à la brigade canine.

Le maître chien garde toujours le contrôle de l'animal. Au point où les morsures infligées aux suspects sont rares. Les chiens attrapent des suspects deux à trois fois par semaine. La plupart d'entre eux se rendent à la vue de l'animal.

Un odorat exceptionnel

Afin de trouver les suspects, les entraîneurs misent sur l'odorat exceptionnel des chiens. Un odorat si développé qu'il leur permet de repérer efficacement de très petits objets. Une opération qui prendrait des heures à des policiers côte à côte qui ratisserait un champ, explique le maître-chien Daniel Papetti.

Ils ont un sens olfactif qui peut être cinquante fois supérieur à celui de l'homme.

constable Justin Casavant, maître-chien de la Brigade canine du Service de police de Winnipeg

Les chiens sont entraînés à trouver de très petits objets sur de grandes surfaces. Une fois leur mission accomplie, ils sont extrêmement heureux. Leurs maîtres les récompensent afin de maintenir à chaque fois le même niveau de motivation.

Retrouver la trace d'un suspect

Zeus, un chien policier de neuf mois au début de sa formation, se prépare à dépister et à capturer un suspect en fuite. Un policier trace une piste dans un champ.

Avec le temps, les chiens policiers seront appelés à travailler dans des lieux mouvementés avec une foule d'odeurs qui pourraient les déconcentrer. Par exemple, au centre-ville, ils pourraient se retrouver dans une cour où des gens font un barbecue et où jouent des enfants. La piste pourrait aller à travers d'un parc, il pourrait y avoir d'autres chiens, des animaux, des chats, toutes sortes d'affaires », décrit le maître-chien Justin Casavant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Société