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Des militants de Greenpeace affrontent une plateforme de forage en eaux canadiennes

Audrey Siegl, de la nation Musqueam, tente d'intercepter la plateforme de forage Polar Pioneer de Shell, en route vers l'Alaska. elle brandit un tambour autochtone.

Audrey Siegl, de la nation Musqueam, tente d'intercepter la plateforme de forage Polar Pioneer de Shell, en route vers l'Alaska

Photo : Greenpeace - Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux militants pour Greenpeace de Colombie-Britannique, l'un de Victoria, l'autre de la Première Nation Musqueam, ont tenté d'intercepter à la nage et en canot pneumatique une plateforme de forage Shell remorquée en eaux canadiennes, au large de l'Île de Vancouver.

Un texte de Sophie RousseauTwitterCourriel

« Deux canots pneumatiques zodiac se sont placés [mercredi] devant la plateforme de Shell pour la ralentir, et l'activiste Audrey Siegl de la Nation Musqueam a brandi son tambour traditionnel, pour demander à la plateforme de s'arrêter, en même temps que les nageurs ont sauté à l'eau », explique Diego Creimer, le porte-parole de la campagne Arctique de Greenpeace, interviewé au téléphone alors qu'il était à bord du navire Esperanza

Des militants de Greenpeace en zodiac approchent la plateforme de forage Polar Pioneer de Shell, dans les eaux canadiennes à l'ouest de l'Île de VancouverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des militants de Greenpeace en zodiac approchent la plateforme de forage Polar Pioneer de Shell, dans les eaux canadiennes à l'ouest de l'Île de Vancouver

Photo : Greenpeace - Radio-Canada

Le navire MY Esperanza de Greenpeace suit la plateforme de forage pétrolier Polar Pioneer de Shell depuis son départ de Seattle, lundi dernier. Le mouvement Greenpeace s'oppose à l'extraction d'hydrocarbures dans l'océan Arctique, au vu des répercussions anticipées sur le climat et la hausse du trafic maritime pétrolier le long des côtes de la Colombie-Britannique.

Mark Worthing, de Victoria, est l'un des deux militants nageurs de Greenpeace ayant approché la plateforme de Shell en merAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mark Worthing, de Victoria, est l'un des deux militants nageurs de Greenpeace ayant approché la plateforme de Shell en mer

Photo : Greenpeace - Radio-Canada

L'un des deux militants nageurs, Mark Worthing, originaire de Victoria en Colombie-Britannique, dit s'être approché en nageant à 10 mètres de la plateforme remorquée par deux bateaux-pilotes naviguant à six noeuds. « Le risque que j'ai pris pâlit en comparaison du risque que constitue le forage en Arctique et le trafic pétrolier aux abords de nos côtes », a déclaré Mark Worthing immédiatement après être remonté à bord, encore sous l'effet du froid malgré une combinaison étanche. 

« Quand tu es si proche de la plateforme, c'est intimidant, c'est un monstre immense, mais pas effrayant. »

— Une citation de  Mark Worthing, de Victoria, Colombie-Britannique, militant nageur pour Greenpeace
Deux militants de Greenpeace, dont Mark Worthing de Victoria, nagent dans la trajectoire de la plateforme Polar Pioneer de Shell, au large de Tofino, en C.-B. Ils tiennent une affiche flottante ou on peut lire: People VS oilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Deux militants de Greenpeace, dont Mark Worthing de Victoria, nagent dans la trajectoire de la plateforme Polar Pioneer de Shell, au large de Tofino, en C.-B.

Photo : Greenpeace - Radio-Canada

Les deux nageurs se sont laissé dériver 30 minutes en tenant une banderole affichant les mots People VS Oil. Le capitaine de la plateforme Polar Pioneer de Shell a demandé aux militants de rester à distance, mais n'a jamais ralenti, ce qui a été assez difficile pour les activistes, déclare Diego Creimer.

« Ce n'est pas grave si l'on n'a pas arrêté Shell aujourd'hui, c'est un pas de plus dans la bonne direction, c'est la pression populaire qui va arrêter Shell. »

— Une citation de  Diego Creimer, porte-parole de la campagne Arctique de Greenpeace
Vue aérienne. Une banderole a été déployée en mer au départ de la plateforme de SeattleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une banderolle a été déployée en mer au départ de la plateforme de Seattle

Photo : Greenpeace - Radio-Canada

« On veut tous éviter une autre catastrophe comme celle de l'Exxon Valdez  », dit Diego Creimer, expliquant que sept millions de personnes, dont des célébrités comme Jane Fonda, appuient déjà les démarches de Greenpeace pour empêcher le forage pétrolier dans l'Arctique. Le navire MY Esperanza continuera de suivre la plateforme Polar Pioneer, à deux miles nautiques de distance, tant qu'elle fraiera dans les eaux de la zone d'exclusivité économique canadienne.

 

« Nous avons peur pour la survie des autres espèces, et nous sommes prêts à prendre des mesures extrêmes, prêts à mettre notre corps en obstacle à la destruction, pour nous protéger et protéger les autres espèces. »

— Une citation de  Mark Worthing, de Victoria, Colombie-Britannique, militant nageur pour Greenpeace

Les militants n'excluent pas de continuer à poursuivre la plateforme jusqu'à sa destination, en mer de Chukchi, au nord de l'Alaska, où doivent être effectués les premiers forages exploratoires, par 2,5 km de fond.

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