•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le CALACS d'Ottawa qualifie de « décourageants » les propos du général Lawson

Le chef d'état-major Tom Lawson s'apprête à témoigner devant un comité des communes au sujet du problème des agressions sexuelles et du harcèlement au sein de l'armée canadienne.

Le chef d'état-major Tom Lawson s'apprête à témoigner devant un comité des communes au sujet du problème des agressions sexuelles et du harcèlement au sein de l'armée canadienne.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

À la suite des propos controversés qu'il a tenus lors d'une entrevue à CBC, le chef d'état-major des Forces armées canadiennes, Tom Lawson, a présenté ses excuses. Une responsable du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) d'Ottawa estime néanmoins que cette histoire ne doit pas s'arrêter là.

Le général Lawson a déclaré lors de cette entrevue que « la persistance des plaintes pour inconduite sexuelle dans l'armée est due au fait que les êtres humains sont biologiquement programmés différemment. »

Avant même la diffusion de ses propos, il a mis les choses au point dans un communiqué, en affirmant qu'il s'excusait pour ses « propos bizarres concernant les écarts de conduite au sein des forces armées. L'inconduite sexuelle sous toutes ses formes est inacceptable. »

Selon la gestionnaire du CALACS d'Ottawa, Josée Guindon, ces propos sont « décourageants ».

Elle soutient que de tels commentaires, venant de la part d'un haut gradé, illustrent à quel point le problème des inconduites à caractère sexuel est grand et profond dans l'armée.

« Il faut qu'il aille au-delà des excuses. Parce que souvent, on s'excuse et on passe à autre chose. Il y a clairement un problème au sein des Forces armées canadiennes », insiste-t-elle.

Une personne haut placée dans les Forces armées canadiennes, qui fait ce genre de déclaration, qui normalise les agressions sexuelles, peut nous donner une indication sur la culture qui existe au sein des Forces armées.

Josée Guindon, gestionnaire du CALACS d'Ottawa

Josée Guindon rappelle qu'un récent rapport a clairement stipulé que le microcosme des Forces armées était régi par « une culture macho » où les agressions sexuelles sont tolérées, normalisées et stigmatisantes pour les victimes.

La responsable du CALACS croit qu'il faut mettre en place des moyens pour faire changer cette culture et soutenir les victimes.

Selon elle, ce genre de déclaration ne fait que conforter dans leurs positions les personnes qui ont des stéréotypes, et propage des mythes erronés.

Mme Guindon conclut que cet épisode montre aussi que le travail de sensibilisation de son organisme est plus que jamais important et utile.

Ottawa-Gatineau

Société