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L'infestation de la tordeuse est en progression

Les secteurs infestés par la tordeuse au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Les secteurs infestés par la tordeuse au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Photo : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette serait en progression en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Selon la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies, la SOPFIM, l'infestation atteindrait près de 500 000 hectares.

Le dernier relevé aérien montre en effet que les superficies, tout comme les secteurs infestés, prennent de l'expansion. 

Des étudiants engagés par la SOPFIM pour chercher des tordeuses des bourgeons de l'épinette dans les branchesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants engagés par la SOPFIM pour chercher des tordeuses des bourgeons de l'épinette dans les branches

Photo : ICI Radio-Canada/Jean-François Deschênes

Le directeur de la SOPFIM, Jean-Yves Arsenault rappelle que l'infestation n'en est qu'au premier stade d'un nouveau cycle. Sur la Côte-Nord, l'épidémie est plus avancée et a atteint son apogée. Elle a commencé en 2006 et a ravagé 3 millions d'hectares, alors qu'en Gaspésie, elle s'est manifestée en 2012. 

Il faut comprendre que l'infestation va toucher l'entièreté de la Péninsule et que c'est au tout début. La situation est grave. C'est un phénomène naturel qui revient tous les 25 ans. C'est très difficile d'arrêter une épidémie.

Une citation de :Le directeur de la SOPFIM, Jean-Yves Arsenault

M. Arsenault ajoute que l'accent sera mis sur les peuplements qui doivent être préservés pour l'avenir. Il précise que les arrosages ne visent pas à détruire totalement les populations de tordeuses, mais bien à garder les arbres vivants. Un insecticide biologique est utilisé. Son action permet de perturber le processus d'alimentation de ces insectes. La SOPFIM a installé des bases d'opérations à Sainte-Anne-des-Monts, à Amqui et à Mont-Joli.

Le Ministère se veut rassurant

Paul St-Laurent, directeur général du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, pour les régions Bas-Saint-Laurent de la Gaspésie et des Îles-de-la-MadeleineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paul St-Laurent, directeur général du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, pour les régions Bas-Saint-Laurent de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine

Photo : ICI Radio-Canada

Pour sa part, Paul St-Laurent, directeur général du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pour les régions Bas-Saint-Laurent de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, veut se faire rassurant.

Nous sommes en plein contrôle de l'évolution de l'infestation. Nous avons un plan d'action et nous allons nous ajuster en fonction de la progression. Nous suivons cela activement. 

Une citation de :Paul St-Laurent, directeur général du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pour les régions Bas-Saint-Laurent de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine

M. St-Laurent ajoute que les récoltes seront effectuées en fonction des peuplements les plus susceptibles d'être défoliés. Le but est de minimiser les pertes futures. « On va augmenter la récolte en fonction d'une bonne planification pour s'assurer qu'on a encore des peuplements résineux à long terme pour notre industrie. On est proactifs. Il n'y aucune inquiétude quant à notre capacité à intervenir et quant à nos outils », explique-t-il. 

Pour ce qui est de la forêt privée, qui n'est pas incluse dans les plans d'arrosage, M. St-Laurent mentionne que le Ministère travaille avec tous les partenaires. « On a rencontré tout le monde et on a posé des actions concrètes pour sensibiliser les producteurs. On a, entre autres, produit un guide. On les invite à pratiquer la récolte préventive, surtout en ce qui a trait au sapin, qui meurt au bout de 4 à 5 ans de défoliation. On parle de 7 à 8 ans pour l'épinette blanche. »

Intervention trop timide pour Cédrico

Mais, pour le président de Cédrico, Denis Bérubé, il y a de la place pour faire encore plus et encore mieux. Il estime que le Ministère intervient encore trop timidement.

Je ne peux pas dire qu'on est en retard, mais il faut que ça parte, il faut que ça commence, pour éviter encore une fois ce qui se passe sur la Côte-Nord. Québec doit récolter les arbres plus rapidement dans les secteurs où la tordeuse est implantée, avant que le bois perde sa valeur.

Une citation de :Le président de Cédrico, Denis Bérubé

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