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Québec devrait créer des emplois du secteur public dans les régions ressources selon une étude

Étude de l'IRIS : Le secteur public et l'économie régionale au Québec

Étude de l'IRIS : Le secteur public et l'économie régionale au Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Québec fait fausse route en procédant à des compressions dans la fonction publique, selon les auteurs d'une étude sur l'économie régionale du Québec produite par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS). Il serait préférable de créer des nouveaux emplois de fonctionnaires dans les régions ressources, plutôt que de miser sur l'extraction du pétrole de l'Île d'Anticosti ou sur le Plan Nord pour relancer l'économie.

Le coauteur de cette étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques, François Desrochers, explique que des emplois du secteur public de qualité permettent de stimuler les économies locales.

« L'argent qui est versé en salaire aux employés de l'état dans les régions ressources se retrouve directement dans l'économie de ces régions là, dans l'économie locale, donc, c'est bon pour l'ensemble du commerce de ces régions là par rapport aux investissements dans les ressources naturelles qui vont plus dans les investissements en infrastructures ou en machinerie qui, souvent, vont quitter le pays en fait. »

— Une citation de  François Desrochers

Même si le secteur privé procure bon nombre d'emplois dans les régions ressources, les chercheurs concluent que le secteur public peut devenir un levier de développement économique bien plus efficace.

« Oui, ce sont des emplois qui ont une certaine importance dans l'économie, mais ce sont des emplois qui sont fragiles, qui sont dépendant du prix des ressources sur les marchés internationaux, donc, nous, ce qu'on dit, c'est que ce serait beaucoup plus sûr comme investissement pour l'état québécois, ça garantirait une meilleure stabilité des économies régionales s'il augmentait le nombre d'employés du secteur public. »

— Une citation de  François Desrochers

Cette étude de l'IRIS est publiée environ une semaine après la publication d'une étude semblable, mais aux conclusions différentes, produite par le Conseil du patronat du Québec. Selon cette étude, les ressources naturelles sont un levier économique essentiel à développer dans les régions du Québec.

L'étude de l'IRIS a été en partie financée par le Syndicat québécois de la fonction publique.

Quelques chiffres extraits de l'étude :

  • Les régions ressources sont au nombre de quatre : Côte-Nord et Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Elles comptent au total 577 000 personnes, soit environ 6,5 % de la population du Québec.
  • Leur taux d'emploi varie entre 44,1 % pour la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et 60,2 % en Abitibi-Témiscamingue.
  • Malgré leur appellation de régions ressources, celles-ci ne comptent qu'entre 6 % et 8 % d'emplois dans le secteur primaire alors que le secteur public compte près du quart des emplois totaux.
  • En moyenne, chaque dollar investit dans le secteur public a un effet à la hausse de 1,11 $ sur le PIB au Québec. En comparaison, les effets de 1 $ de production du secteur primaire sur le PIB sont de 0,80 $.
  • Alors que l'État embauche en moyenne 63 % de femmes, le personnel féminin est bien moins nombreux dans ces régions ressources. Ainsi, dans le Bas-Saint-Laurent, le personnel féminin représente 47,8 % des effectifs, et ce ratio tombe sous la barre des 47 % dans les régions de l'AbitibiTémiscamingue et de la Côte-Nord et Nord-du-Québec.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

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