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Justin Trudeau propose une réforme électorale

Justin Trudeau veut revoir le mode de scrutin s'il est élu premier ministre.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le chef du Parti libéral veut que les élections fédérales de cet automne soient les dernières sous le mode de scrutin actuel au Canada.

Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel

S'il est élu premier ministre en octobre, il s'engage à mettre le nouveau système en place à temps pour les élections de 2019.

M. Trudeau en a fait l'annonce mardi en dévoilant une série de mesures pour moderniser la démocratie canadienne. Son but est de placer les citoyens au centre de cette démocratie.

Cette annonce survient au moment où le NPD est en tête des sondages et domine au Québec. Le Parti libéral tente ainsi de reprendre l'initiative du débat avant l'été.

Un programme en 32 points

Le plan du Parti libéral compte pas moins de 32 points qui misent sur l'ouverture et la transparence. Selon le parti, c'est une recette contre le cynisme des électeurs, qui mine la démocratie.

Justin Trudeau déplore le faible taux de participation aux élections. À peine plus de 61 % des électeurs ont voté lors du scrutin de 2011.

Changer la façon de voter

M. Trudeau veut faire en sorte que le prochain scrutin soit le dernier à suivre le système majoritaire uninominal à un tour. Sans dicter la voie à suivre, il confierait à un comité parlementaire multipartite l'évaluation des différents modes électoraux : vote préférentiel, représentation proportionnelle, vote obligatoire et scrutin en ligne.

Le Parti libéral s'engage à proposer un projet de loi de réforme électorale à l'intérieur des 18 premiers mois d'un éventuel gouvernement libéral.

Autres propositions présentées par Justin Trudeau : 

  • Revoir la façon de nommer les sénateurs et les juges de la Cour suprême
  • Instaurer la parité hommes-femmes au Cabinet ministériel
  • Réformer la Loi sur l'accès à l'information
  • Accroître le nombre de votes libres en Chambre
  • Réglementer le recours aux projets de loi omnibus

La période des questions

Les libéraux proposent d'instaurer une période des questions du premier ministre. Il suggère aussi d'accorder plus pouvoir au président de la Chambre pour lui permettre de sanctionner des députés. Le parti croit aussi que des questions et des réponses plus longues pourraient accroître la pertinence de la période des questions.

De l'avis des libéraux, le rôle des comités parlementaires, qui sont chargés de l'étude des projets de loi, doit aussi être renforcé. Pour ce faire, le parti promet de leur accorder davantage de ressources afin qu'ils puissent analyser en profondeur et de façon indépendante les projets de loi proposés.

Thomas Mulcair a réagi aux propositions de Justin Trudeau après son discours devant le Club économique du Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Thomas Mulcair a réagi aux propositions de Justin Trudeau après son discours devant le Club économique du Canada.

Mulcair dubitatif

En réaction aux propositions de Justin Trudeau, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, est revenu sur des positions passées de son homologue libéral.

« Ça fait une couple d'années qu'il a des positions sur rien ; aujourd'hui, on apprend qu'il a des positions sur tout, y compris les choses contre lesquelles il a voté il y a à peine quelques mois », a-t-il déclaré en marge d'un discours prononcé devant le Club économique du Canada.

« Je pense que les Canadiens voient clair là-dedans. Nous, on est en faveur, par exemple, de la représentation proportionnelle, c'est pour ça qu'on l'a proposée. Mais c'est à lui de vous expliquer pourquoi il a voté contre », a-t-il ajouté.

Interrogé par un journaliste à savoir s'il était inquiet du fait que les plateformes des deux partis commençaient à se ressembler, M. Mulcair a estimé que l'imitation était la plus importante forme de flatterie. Il a ensuite affirmé que les Canadiens peuvent faire confiance au NPD pour mettre en œuvre ces réformes, alors que le Parti libéral a la vieille habitude de « mettre le clignotant à gauche, pour ensuite tourner à droite ».

Politique