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Lorsque des parents disent non aux compressions dans les écoles

Un élève en classe.

Les conseils scolaires de l'Alberta devaient déposer leur budget préliminaire au 31 mai.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un mouvement spontané d'opposition aux compressions en éducation s'est mis en place chez des parents membres des conseils d'établissement à la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Jusqu'à maintenant, 27 conseils ont rejeté le budget de leur école après avoir constaté les impacts des compressions.

Un texte de Dominic BrassardTwitterCourriel et Anne-Louise DespatieTwitterCourriel

C'est entre autres le cas à l'école Baril, dans Hochelaga-Maisonneuve, où le conseil d'établissement a rejeté le budget. L'école est en reconstruction parce qu'on y a trouvé de la moisissure. Et les compressions se traduisent par une baisse significative du montant alloué aux achats de fournitures scolaires.

La présidente du conseil d'établissement de l'école Baril, Nicole Donnely, parle d'un geste exceptionnel. « Puisqu'on a dû tout jeter lors de la fermeture de l'école Baril à cause des moisissures, on n'a déjà pas beaucoup de matériel. Et là, on nous disait qu'on ne pouvait rien acheter cette année, explique Mme Donnely. C'était inadmissible! Donc, pour ces raisons entre autres, on a décidé de rejeter ce budget. »

Le geste est plutôt symbolique puisque, dans les faits, une telle décision d'un conseil d'établissement n'a pas d'impact sur le fonctionnement d'une école.

Pour la commissaire Mélanie Robinson, un tel mouvement est « encourageant ». Elle précise qu'aucun mot d'ordre n'a été donné. Selon elle, les parents ont senti le besoin de s'opposer aux compressions après en avoir constaté l'impact concret, sur le terrain.

« Moi, c'est la première année que je reçois des appels sur les procédures, sur les conséquences, s'il y en a. C'est une vague qui se propage par les réseaux sociaux aussi », ajoute Mélanie Robinson qui reconnaît que le geste n'a qu'une valeur symbolique.

D'autres cas à prévoir 

La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel-Bourdon, s'attend à ce que d'autres conseils d'établissement agissent de la sorte.

« Nous, on en prend acte », ajoute Mme Harel-Bourdon. « On comprend que les membres des conseils d'établissement, qui sont des parents et des membres du personnel de l'école, sont insatisfaits du budget du gouvernement et je pense que c'est un message qui est lancé au gouvernement du Québec. »

D'autres conseils d'établissement doivent se prononcer sur le budget de leur école dans les prochains jours. 

Il est difficile d'avoir le portrait de ce qui se passe dans les autres commissions scolaires. Il y a peu de précédents. Mais l'an dernier, une école de Québec avait reçu une mise en demeure de la Commission scolaire des Découvreurs parce que le conseil d'établissement avait refusé d'adopter le budget à cause des compressions budgétaires.

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