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Des papas plus que présents à l'école Jardins-des-Frontières de Stanstead

Des papas plus que présents à l'école Jardins-des-Frontières de Stanstead

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis l'an dernier, l'école primaire Jardins-des-Frontières de Stanstead a mis en place un projet mettant au premier plan les papas. Depuis, leur présence dans les corridors de l'école fait une grande différence tant chez le personnel enseignant que chez les élèves.

Un texte de Geneviève ProulxTwitterCourriel

Le programme P.A.P.A., pour Présence Active de Pères Attentionnés, est calqué de Watch Dogs qui est implanté dans plus de 4000 écoles primaires des États-Unis. « C'est un programme qui est assez simple à la base. Tout ce qu'on fait, c'est inviter les papas à venir passer une journée dans l'école de leurs enfants », explique l'instigateur du projet, Martin Béasse.

Ce papa a fait connaissance avec ce programme alors que ses fils fréquentaient une école de Seattle où ils habitaient. En déménageant à Stanstead, Martin Béas a voulu apporter ce concept.

Dès qu'il a proposé l'idée à la direction de l'école, la réponse a été plus que positive. « J'ai fait bingo! Je faisais d'une pierre deux coups : pour pouvoir réaliser mes plans et intégrer les modèles masculins à l'école, voilà la solution! Très simple, efficace, c'est un coup de génie apporté par un père », se réjouit la directrice de l'école Julie Dubois.

Une trentaine de papas participent à l'expérience. Lorsqu'ils en ont envie et qu'ils sont disponibles, ils passent une journée complète à l'école. Du matin au soir, ils se joignent aux activités en plus de faire la tournée des classes.

« Ça vient combler des fois un petit vide affectif d'avoir un père à l'école. Il ne sert pas simplement pour son fils, il sert pour tous les autres de la classe », croit l'enseignante Anne Batrie.

« C'est prouvé que pour la réussite des enfants, pour la persévérance scolaire, l'intérêt du papa pour la vie scolaire des enfants, c'est très gagnant. », rappelle la directrice.

« Ça apporte toujours de la spontanéité chez les élèves et une grande fierté de la part de son enfant parce que le papa est à l'école. Ça apporte une présence masculine, chose qu'on n'a pas beaucoup à l'école. C'est vraiment précieux. Je vois ça comme une aide et comme un moment pour me remettre en question, en me disant que les élèves doivent en action parce que je ne veux pas que le papa reste 1 heure à regarder au tableau », soutient l'enseignante de cinquième année, Manon Murray.

La présence des pères dans les classes est appréciée par les enfants. « On n'a pas vraiment de prof garçons, mais c'est le fun de voir un adulte garçon ici », croit Nicola. « Ce n'est pas juste Manon qui nous apprend des choses, c'est les pères aussi. Ils nous aident, ils ont des trucs », ajoute sa copine de classe, Allyson.

« Les papas souvent, ils ne savaient pas quoi faire. Ça leur montre comment faire, quoi faire, puis ils font référence à ce qui s'est passé à l'école. Ça créer des liens », croit la directrice.

Martin Béas partage le même avis que la directrice. « Avant, quand je leur demandais ce qu'ils avaient fait à l'école, ils me répondaient "rien". Maintenant que j'ai été à l'école, je peux creuser la question. »

La chercheuse en éducation à l'Université de Sherbrooke Guadelupe Puentes-Neuman croit que le programme P.A.P.A. à l'école est une bonne chose. « Ça fait une différence pour l'enfant. Ça fait une différence pour le père. Le fait de s'impliquer auprès de l'enfant, surtout quand on le fait depuis le bas âge, fait en sorte que la relation se consolide et le père peut avoir des impacts sur le développement de l'enfant. »

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