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Un troisième Bush aspire à la Maison-Blanche

Jeb Bush, lançant officiellement sa candidature à la présidentielle américaine.

Jeb Bush, lançant officiellement sa candidature à la présidentielle américaine.

Photo : CNN

Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien gouverneur de Floride vient de lever le secret de Polichinelle qui entourait ses ambitions politiques. Après avoir préparé sa campagne en coulisses pendant plusieurs mois, il a officiellement lancé sa campagne dans l'espoir d'accomplir à son tour ce que son père, George H. Bush, et son frère, George W. Bush, ont réussi avant lui : devenir président des États-Unis.

Un texte de Sophie-Hélène LebeufTwitterCourriel

« Le parti en place à la Maison-Blanche est déjà en train de planifier une primaire sans suspense, pour une élection sans changement », a déclaré Jeb Bush, en référence au statut de favorite d'Hillary Clinton aux primaires démocrates. « Vous et moi savons que l'Amérique mérite mieux », a-t-il lancé devant des partisans rassemblés au Miami Dade College, en Floride.

Il est temps que Washington D.C. permette « la libre entreprise et la liberté pour tous les Américains », a-t-il ajouté.

Plaidant pour un bouleversement de la culture de la capitale fédérale, le 11e candidat républicain à briguer la tête de la formation a promis de s'en prendre aux syndicats et à la bureaucratie.

« Il faut que Washington – la capitale inerte de ce pays dynamique – cesse de causer des problèmes. »

— Une citation de  Jeb Bush

Mettant de l'avant son expérience de gouverneur entre 1999 et 2007, Jeb Bush, de son vrai prénom John Ellis, a vanté son bilan en matière de création d'emplois, de budgets équilibrés et de réductions d'impôt, des thèmes chers aux républicains.

Mais il a aussi appelé à une nouvelle direction « qui applique les principes conservateurs » afin que les femmes, les groupes minoritaires et les handicapés puissent eux aussi gravir les échelons.

Faisant de la défense des minorités une priorité de sa campagne, il s'est d'ailleurs adressé aux hispanophones dans un espagnol parfait. Particulièrement au cours des dernières campagnes électorales, le Parti républicain s'est aliéné les électeurs d'origine latino-américaine, certains le surnommant même « le parti des vieux hommes blancs en colère ».

Une brochette de candidats dans le camp droit

Les contributions déjà recueillies auprès d'un vaste réseau de riches donateurs, qui atteignent plusieurs millions de dollars, lui confèrent un avantage initial sur la dizaine de ses rivaux.

Les sondages, tous réalisés avant qu'il n'officialise sa candidature, le désignent parmi les meneurs au sein d'un bassin de candidats déjà bien rempli. Pour l'heure, l'un de ses rivaux les plus sérieux est Marco Rubio, lui aussi politiquement lié à la Floride, dont il est le sénateur. Le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, qui n'a pas encore déclaré ses intentions, figure parmi les autres meneurs, selon le site realclearpolitics.com, qui recense les sondages d'opinion.

Cela dit, aucun des candidats ne fait véritablement figure de favori : les trois hommes ne recueillent que quelque 10 % des intentions de vote chacun.

Une dynastie politique à passer sous silence et un conservatisme à prouver

Hier soir, le politicien de 62 ans a changé l'arrière-plan de sa page Twitter par ce qui sera son logo de campagne : Jeb! 2016, éludant ainsi le nom de son illustre famille. Comme s'il voulait faire oublier l'héritage politique de son frère, contesté par une frange importante d'Américains.

Fait à noter, ni son père ni son frère n'étaient présents à l'événement.

Récemment, le frère de George W. Bush a d'ailleurs pris ses distances avec une de ses décisions qui s'est ultimement révélée l'une des plus impopulaires du 43e président des États-Unis. « Sachant ce que nous savons maintenant, je n'aurais pas engagé [le pays dans ce conflit], je ne serais pas allé en Irak », a-t-il affirmé. Il avait pourtant déclaré le contraire quelques jours plus tôt au réseau Fox News, disant par la suite avoir mal interprété la question.

Depuis, il insiste : il est différent de son frère, dont les positions étaient, en effet, davantage conservatrices, ce que ne manquent pas de déplorer plusieurs républicains.

Ses deux mandats à la tête de la Floride ont notamment été marqués par la privatisation de services publics. Sur le plan social, toutefois, il s'est montré davantage centriste.

Jeb Bush, qui est marié à une Américaine d'origine mexicaine et qui s'est converti au catholicisme, entend également se distinguer de plusieurs de ses adversaires républicains plus conservateurs sur la question de l'immigration. Il propose une réforme du système, de façon à ouvrir la voie à des régularisations massives. Une position qui, elle, risque d'être moins populaire auprès des purs et durs de sa formation.

En éducation, l'un des enjeux dont il fait une priorité, il soutient une refonte nationale des programmes, que le Tea Party juge trop centralisatrice.

Ce n'est pas pour rien que certains républicains le présentent comme un « RINO » : Republican in name only (républicain de nom seulement). 

Certains militants du Tea Party disent même qu'avant de neutraliser Hillary Clinton, il faudra barrer la route de Jeb Bush.

Avec les informations de Agence France-Presse

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