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Apprendre à programmer dès l'âge de 7 ans

Atelier en programmation informatique à Polytechnique.

Atelier en programmation informatique à Polytechnique.

Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Radio-Canada

Près de 200 enfants de 7 à 13 ans ont suivi un atelier gratuit d'initiation à la programmation informatique à l'école Polytechnique, samedi matin. Cette activité est une des premières du programme Codemakers, qui vise à encourager 100 000 jeunes Canadiens à s'intéresser aux sciences informatiques d'ici trois ans.

Un texte de Marie-Ève MaheuTwitterCourriel

Leurs professeurs bénévoles? Des employés de Google. 

Atelier en programmation informatique à Polytechnique.

Flappy Bird.

Photo : Radio-Canada

« Vous avez dix puzzles à réaliser, chaque fois un petit peu plus compliqués. À la fin, vous aurez un jeu de Flappy Bird complet », explique le développeur Mathieu Perreault à sa classe. 

Pour plusieurs parents, l'animateur parle presque chinois, mais pour la jeune Nadia 10 ans, tout ça n'a rien de bien compliqué. « J'ai appris comment faire bouger les personnes, comment on fait les jeux vidéo », se réjouit-elle.

Olivier, 9 ans, estime que cette initiation à la programmation est aussi captivante, sinon plus, qu'un jeu vidéo. « J'aime le défi! Laisser ma créativité aller, j'adore ça! »

Sa mère, Malgorzata Pachuta, est impressionnée de voir ce que son fils arrive à réaliser en si peu de temps. « Vraiment je me rends compte qu'il est meilleur que moi avec l'informatique. Je pense que c'est une nouvelle génération qui s'en vient. »

Oliver Wereski et sa mère. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Charles, 8 ans, avait une longueur d'avance sur la majorité des jeunes. Il programme déjà en Java. Entre autres. « J'aime ça l'ordinateur. Et c'est nécessaire pour 2050 », lâche-t-il.

Son père, qui lui paye des cours de programmation une fois par semaine à sa demande, voulait surtout qu'il rencontre des enfants passionnés comme lui.

Charles Bélanger, 8 ans, sait déjà programmer en Java. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

L'atelier était offert par l'organisme Actua, qui fait la promotion des sciences. C'est Google qui finance son programme Codemakers, consacré aux jeunes, à hauteur d'un million et demi de dollars.

« De vraiment stimuler très jeune cette confiance en soi pour pourvoir poursuivre en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques est très importante pour Google, parce que c'est vraiment notre futur. Ce sont ceux qui vont nous permettre d'innover plus tard », explique la directrice de Google Québec, Marie-Josée Lamothe.

Surtout que le Canada accuse un certain retard, selon elle. Moins de la moitié des jeunes sortent du secondaire avec des mathématiques fortes et des sciences, ce qui les limite dans leur choix de carrière.

98 % des gens qui travaillent chez Google aujourd'hui ont été en contact avec la technologie avant le cégep. Donc on sait que si on les familiarise aux technologies quand ils sont jeunes, ils risquent de s'y intéresser plus tard. 

Marie-Josée Lamothe, directrice de Google Québec
Emma Leblanc, 8 ans, essaie le jeu qu'elle a créé sur le téléphone de son père. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Intéresser les oubliés

Plusieurs des jeunes qui ont participé à l'atelier à Polytechnique étaient issus de l'école primaire Paul-Jarry de Lachine, considérée comme défavorisée. C'est que le programme Codemakers cible particulièrement cette clientèle, en plus des jeunes filles et des Autochtones, qui sont sous-représentés dans les emplois en technologie.

« On trouve seulement 30 % de femmes qui occupent des postes dans le domaine des technologies au Canada », alors qu'elles représentent la moitié de la main-d'oeuvre du pays, souligne Mme Lamothe. 

Le père d'Emma qui a suivi l'atelier, Pierre Leblanc, travaille en informatique. Il constate chaque jour la faible présence féminine dans son domaine. « Il n'y a aucune fille dans mon équipe. Je pense qu'il en faut plus. C'est un peu pour ça que j'ai amené ma fille... pour voir si ça lui tentait, si elle accrochait et je crois qu'elle a accroché. »

Atelier en programmation informatique à Polytechnique. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Société