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Clinton mise sur l'aile libérale du Parti démocrate

Hillary Clinton, lors de son premier rassemblement de campagne, le samedi 13 juin.

Hillary Clinton, lors de son premier rassemblement de campagne, le samedi 13 juin.

Photo : Brendan McDermid / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Hillary Clinton s'est présentée comme la future championne de la classe moyenne et des minorités, samedi, au cours de son premier rassemblement de campagne à New York, sur l'île Roosevelt, devant des milliers de sympathisants.

Dans un discours s'adressant principalement à l'aile libérale du Parti démocrate, l'ex-secrétaire d'État et ex-sénatrice de l'État de New York a d'abord insisté sur l'économie et la justice sociale. « La prospérité ne peut pas être juste pour les PDG et les gestionnaires de fonds d'investissement. La démocratie ne peut pas être juste pour les millionnaires et les entreprises », a-t-elle lancé sous les applaudissements de la foule.

« Les 25 premiers gestionnaires de fonds d'investissements américains gagnent plus que tous les enseignants de maternelle du pays réunis. Et ils paient moins d'impôt. »

— Une citation de  Hillary Clinton

La candidate à l'investiture démocrate en vue des élections présidentielles dit vouloir redonner sens au concept de « classe moyenne » et réformer les règles fiscales américaines « afin qu'elles récompensent le travail, et non les manoeuvres boursières rapides ou les paradis fiscaux ».

Si elle est élue, elle s'assurera que l'économie « fonctionne pour tous, pas uniquement ceux au sommet », jure-t-elle.

Sa cible : les républicains

La démocrate s'est par ailleurs attaquée à ses adversaires républicains en les accusant de ne pas vouloir, comme elle, une société américaine plus inclusive et respectueuse des droits des femmes, des homosexuels et des immigrants.

Selon elle, les républicains « humilient et blâment les femmes » au lieu de reconnaître leur droit de prendre leurs propres décisions concernant leur santé procréative; ils menacent de déportation les immigrants « qui travaillent durement et qui payent leurs taxes » et « tournent le dos aux personnes homosexuelles qui s'aiment ».

« Il y a peut-être de nouvelles voix dans la chorale présidentielle des républicains, mais ils chantent tous la même chanson, une chanson intitulée "hier". »

— Une citation de  Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate

Évoquant la difficile enfance de sa propre mère, la candidate a consacré les plus longs moments de son discours aux droits des enfants et des femmes, proposant de généraliser la préscolarisation avant l'école primaire et d'aider les familles pour la garde d'enfants en bas âge.

« Notre pays ne sera pas compétitif ou équitable tant que nous n'aiderons pas les familles à donner à leurs enfants le meilleur départ dans la vie. »

— Une citation de  Hillary Clinton

Âgée de 67 ans, Mme Clinton a aussi répondu aux critiques concernant son âge avancé par rapport à la majorité des présidents américains qui ont été pouvoir. « Je ne suis peut-être pas la plus jeune parmi les candidats à cette élection, mais je serai la plus jeune femme présidente des États-Unis », a-t-elle plaisanté, ajoutant qu'elle serait aussi « la première grand-mère présidente ».

Une course gagnée d'avance?

Hillary Clinton est la grande favorite dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2016 aux États-Unis.

Dans une vidéo de campagne publiée vendredi sur les médias sociaux, Hillary Clinton retrace plus de 40 ans d'engagement en faveur des « enfants et des familles », dont elle se veut la championne. Les démocrates qui l'appuient espèrent que ce portrait de la candidate pourra contrecarrer l'image de millionnaire ou de spécialiste de la politique qui aurait perdu le contact avec la réalité.

Son discours de samedi était très attendu, car depuis sa déclaration de candidature à la Maison-Blanche, il y a deux mois, Hillary Clinton se contentait de tables rondes et de rencontres avec les électeurs, pour « écouter ce que les Américains ont à dire ».

Elle a en outre affirmé qu'elle dévoilerait dans les prochaines semaines une série de propositions ciblées concernant certains sujets évoqués dans son discours de samedi.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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