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La CSD a trouvé une place en classe spécialisée pour les jumeaux Loïc et Logan

Les jumeaux Loïc et Logan.
Les jumeaux Loïc et Logan. Photo: Radio-Canada/courtoisie
Radio-Canada

Véronique Hallahan Pilote est aujourd'hui soulagée. Cette mère de famille de Cantley, qui avait dénoncé la décision de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) de n'accorder qu'une seule place en classe spécialisée à l'un de ses jumeaux, a appris que ses garçons, atteints de troubles d'apprentissage, seront finalement admis tous les deux à l'automne.

C'est la directrice de l'école des enfants qui a annoncé à Mme Hallahan Pilote que ses jumeaux de six ans, Loïk et Logan, auront tous deux une place dans une classe spécialisée à la rentrée de septembre.

« Hier, j'avais les larmes aux yeux presque toute la journée », lance-t-elle.

Il s'avère que les deux garçons sont atteints de dysphasie sévère, de dyspraxie et de troubles d'attention.

La semaine dernière, la CSD avait indiqué que seul Loïk serait admis dans une classe spécialisée en septembre et que Logan irait en classe ordinaire, avec l'appui d'un travailleur en éducation spécialisée (TES).

Il ne faut pas lâcher le morceau. Il faut y croire, pousser, croire en ses forces, en ses enfants, ses pouvoirs. Il ne faut vraiment pas laisser tomber.[...] Nos enfants, ils ont juste nous pour se battre pour eux.

Véronique Hallahan Pilote

La CSD dit s'être basée sur l'avis de ses experts pour en arriver à sa décision, étant donné que Loïk avait reçu un diagnostic plus sévère par rapport à son état.

Pourtant, selon la mère de famille, ces mêmes experts ont aussi signifié que sans un nombre plus important d'heures avec un TES, Logan risquait de ne pas réussir. La durée de présence de ce dernier auprès du garçon avait été ramenée de 15 heures à 10 heures par semaine.

L'affaire a rebondi à l'Assemblé nationale du Québec, vendredi dernier. L'opposition officielle a fait de l'histoire des deux petits garçons le symbole des compressions.

Un revirement, des explications divergentes

La semaine passée, le premier ministre Philippe Couillard s'était engagé à ce que son gouvernement examine avec attention le dossier.

Encore jeudi dernier, le cabinet du ministre de l'Éducation se disait satisfait de la décision initiale prise par la commission scolaire.

La CSD soutient que le changement de cap concernant les jumeaux n'est aucunement lié à des pressions politiques, mais étant donné la nature confidentielle du dossier, ses responsables ne feront aucun commentaire.

Il n'y a pas juste mes enfants. Il y en a d'autres qui attendent, qui ont besoin d'une place, qui ne l'ont pas et qui ne l'auront pas en septembre.

Véronique Hallahan Pilote

« On me dit que ce n'est pas à cause des pressions qu'on a mises. On me dit que ce sont des places qui se sont libérées », précise pour sa part Véronique Hallahan Pilote.

Elle préfère surtout retenir qu'elle a réussi à obtenir ce qu'elle souhaitait par-dessus tout, à savoir, assurer une chance égale à ses deux enfants. Elle espère que sa victoire permettra à d'autres familles dans la province de poursuivre la lutte.

D'après un reportage de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Éducation