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La bière, un marché convoité qui s'essouffle

Un homme sert une bière pression.

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que Montréal accueille jusqu'à dimanche le Mondial de la bière, l'intérêt pour les produits offerts par les microbrasseries québécoises ne se dément pas. Portrait d'une industrie en mutation.

Un texte d'Alain LabelleTwitterCourriel

Le Québec compte de plus en plus de brasseries. Pas moins de 127 microbrasseurs tentent de se faire une place aux côtés des trois principaux brasseurs, Labatt, Molson Coors et Sleeman Unibroue, qui contrôlent le marché à la hauteur de 94 %.

Leur nombre est d'ailleurs en constante augmentation depuis 10 ans. Elles sont maintenant présentes dans pratiquement toutes les régions du Québec et grignotent des parts de marchés aux principaux brasseurs, qui n'ont pas tardé à réagir.

Carte du Québec.

Carte des microbrasseries au Québec

Photo : Radio-Canada

La version originale de ce document a été modifiée. Pour des raisons techniques, la version interactive de la carte n'est plus disponible. Plus la couleur rouge est foncée, plus le nombre de microbrasseries est élevé par rapport au nombre d'habitants. Les régions plus claires comptent moins de microbrasseries par habitant.

Les trois grands offrent depuis quelques années des gammes de bières de spécialité et font également la guerre aux petites brasseries en offrant des contrats d'exclusivité aux épiceries et aux dépanneurs pour assurer une meilleure visibilité pour leurs produits.

La bière moins populaire

Cette concurrence féroce se déroule dans un contexte où la popularité de la bière canadienne semble faire du surplace au pays, malgré le fait qu'elle demeure la boisson alcoolisée la plus consommée.

Selon Statistique Canada, les ventes de bière d'ici ont diminué de 0,6 % de mars 2013 à mars 2014.

Pour voir ce graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

Ces ventes ont atteint 8,7 milliards de dollars sur l'ensemble du territoire, soit à peu près le même montant que celui observé l'année précédente. En 10 ans, les ventes de bière canadienne ont progressé à un taux annuel de 0,9 %, tandis que les ventes de bière importée ont augmenté en moyenne de 5,5 %.

Une tendance lourde

Par comparaison avec les autres boissons alcoolisées, les ventes de bière sont en baisse depuis plusieurs années au pays. La part de marché de la bière s'établissait à 49 % en 2004-2005, tandis que celle du vin était de 25 %.

En 2013-2014, la part de marché de la bière avait diminué pour passer à 42 %, tandis que celle du vin avait augmenté pour se chiffrer à 31 %.

La consommation de bière s'érode donc au profit du vin. Au Québec seulement, les ventes de bière et de vin sont pratiquement au coude-à-coude, à près de 2,4 milliards de dollars chacune, note Statistique Canada.

Les Québécois restent toutefois de grands amateurs de bières. La province représente à elle seule 26 % des ventes de l'industrie au Canada.

Le saviez-vous?

  • Au Canada, pas moins d'un emploi sur 100 est lié à l'économie de la bière, qui génère 5,8 milliards de dollars en recettes publiques annuelles provenant des impôts sur les produits, le revenu et les bénéfices.
  • L'industrie des brasseries est à elle seule au moins trois fois plus grande que celles des vineries et des distilleries réunies.
  • La chaîne d'approvisionnement de la bière s'étend d'un bout à l'autre du pays. La consommation de bière dans une province contribue à l'emploi dans plusieurs autres, tout au long de cette chaîne.
  • Le nombre de brasseries licenciées au Canada a augmenté de près de 50 % en 2013.

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