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Le soutien à Raif Badawi se maintient à Sherbrooke

Le soutien à Raif Badawi se maintient à Sherbrooke
La Presse canadienne

Près d'une centaine de personnes ont manifesté leur soutien à Raif Badawi vendredi midi lors de la vigile hebdomadaire devant l'hôtel de ville de Sherbrooke. Au nombre des participants, son épouse, Ensaf Haidar, réfugiée à Sherbrooke avec ses enfants. 

« J'ai toujours espoir. J'espère toujours que Raif vienne. Je pense toujours à Raif dans ma tête et dans mon coeur. Je pense toujours qu'il va sortir bientôt », a raconté Mme Haidar.

Raif Badawi a une fois de plus évité la flagellation ce vendredi, en Arabie saoudite. Le bureau d'Amnistie internationale à Paris a rapporté la nouvelle de ce report, quelques jours après que la Cour suprême d'Arabie saoudite eut maintenu la sentence imposée au blogueur.

Le tribunal a ainsi confirmé que M. Badawi devrait purger sa peine de 10 ans de prison pour avoir critiqué le régime saoudien et l'islam et pour avoir violé les lois technologiques. Il devait aussi payer une amende de 266 000 $ et subir 1000 coups de fouet.

Or, après une première séance de 50 coups en janvier dernier, toutes les autres séances de flagellation ont été reportées en raison de l'état de santé de l'homme de 31 ans.

Raif Badawi est emprisonné depuis 2012 pour avoir critiqué le régime saoudien et s'être exprimé sur l'islam dans son blogue, qui fait la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans son pays.

Rappelons que sa femme, Ensaf Haidar, et leurs enfants sont réfugiés à Sherbrooke, au Québec.

De nombreuses pressions sur le régime saoudien sont appliquées à l'échelle internationale ce qui, d'après certains observateurs, a pu faire fléchir les autorités.

Le ministre canadien de la Sécurité publique Steven Blaney affirme que la décision du gouvernement du Québec d'accorder un certificat de sélection à Raif Badawi constitue un « développement important qui va faciliter les démarches en vue de résoudre [sa] situation ». Le gouvernement fédéral, dit-il, « a besoin de la collaboration du Québec pour dénouer des enjeux reliés aux cas d'immigration », étant donné les pouvoirs qu'il détient en la matière. 

Lorsqu'on lui a demandé si ce développement mettait de la pression sur Ottawa dans ce dossier, il a répondu : « Absolument, notre gouvernement fait des démarche constantes auprès de l'Arabie saoudite par le biais de nos services consulaires. On garde la pression et on souhaite une résolution constructive de cette situation-là, qui est totalement inacceptable. » Il a cependant souligné peu après que le Canada fait affaire avec « un pays souverain, indépendant » dans ce dossier.

Radio-Canada

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