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DSK acquitté des accusations de proxénétisme en France

Dominique Strauss-Kahn s'apprête à monter dans sa voiture à Paris pour se rendre à Lille pour entendre le jugement, le 12 juin.

Dominique Strauss-Kahn s'apprête à monter dans sa voiture à Paris pour se rendre à Lille pour entendre le jugement, le 12 juin.

Photo : Gonzalo Fuentes / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien patron du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn est acquitté des accusations de proxénétisme aggravé qui pesaient contre lui dans l'affaire dite du Carlton de Lille. Ce jugement marque l'épilogue d'une série de scandales sexuels qui ont anéanti sa carrière.

L'ancien ministre socialiste français était au tribunal correctionnel de Lille ce matin, dans le nord de la France, pour le jugement. L'homme de 66 ans est resté impassible à la lecture du délibéré, mais a lâché « Tout ça pour ça... Quelle destruction! », en se levant pour quitter la salle d'audience en compagnie de sa conjointe et de sa fille.

Les juges ont déterminé que M. Strauss-Kahn n'avait pas été impliqué dans l'embauche ou la rémunération de femmes.

Le jugement est conforme aux réquisitions du parquet, qui avait demandé en février dernier sa relaxe « pure et simple ». Pendant trois semaines, Dominique Strauss-Kahn avait été jugé pour « proxénétisme aggravé » avec 13 autres prévenus. Un seul de ces prévenus, un dirigeant d'hôtel, a été reconnu coupable aujourd'hui de proxénétisme.

Soupçonné d'avoir été le « pivot central » de rencontres avec des prostituées entre 2008 et 2011 à Lille, Paris, Bruxelles et Washington, Dominique Strauss-Kahn a toujours nié avoir été à l'origine des « parties fines » et précisé n'avoir jamais soupçonné que les participantes étaient des prostituées.

« Il a eu un comportement de client non répréhensible au regard de la loi pénale », a dit le président du tribunal, aujourd'hui. « On ne peut pas lui imputer un rôle d'instigateur », a-t-il poursuivi.

Dominique Alderweireld alias « Dodo la Saumure », à Lille, avant le prononcé du jugement, le 12 juinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dominique Alderweireld alias « Dodo la Saumure », à Lille, avant le prononcé du jugement, le 12 juin

Photo : Pascal Rossignol / Reuters

L'un de ses coprévenus, Dominique Alderweireld, alias « Dodo la Saumure », gérant de plusieurs « maisons de débauche » en Belgique qui a aussi été relaxé vendredi, a estimé à son arrivée au tribunal qu'il s'agissait d'un « procès politique ».

« Il fallait faire tomber DSK, a-t-il déclaré à la presse. C'est raté, mais ils ont essayé. »

L'ex-patron du FMI risquait en théorie jusqu'à 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende.

Faute de preuves suffisantes, plusieurs parties civiles avaient de leur côté renoncé à réclamer des dommages et intérêts.

Le verdict aujourd'hui met fin à quatre années de rebondissements judiciaires. Les allégations contre M. Strauss-Kahn ont fait surface quand une femme de chambre d'un hôtel new-yorkais, Nafissatou Diallo, l'a accusé d'agression sexuelle en 2011. L'affaire a été réglée à l'amiable.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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