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Séquenceur d'ADN : déception vive à Saint-Jean, rattrapage pour les francophones à Moncton

Un test ADN

Un test ADN

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La décision du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick de bloquer l'achat d'un appareil médical à l'Hôpital régional de Saint-Jean suscite de vives réactions. 

La porte-parole de la campagne de financement de l'hôpital, Gwen Bartlett, se dit « assommée ». Cette survivante du cancer a été la figure de proue de la collecte de fonds qui visait à amasser 900 000 $ pour l'achat d'un appareil permettant de mieux diagnostiquer cette maladie. Selon elle, ce laboratoire est absolument nécessaire pour l'hôpital. 

Mme Bartlett ne comprend toujours pas pourquoi le gouvernement a bloqué un laboratoire, alors qu'il est financé par la fondation.

Or, l'Institut atlantique de rechercher sur le cancer à Moncton possède déjà ce séquenceur d'ADN. Selon son président, Dr Rodney Ouellette, il peut analyser près de 200 échantillons par jour, et peut absorber tout le volume de l'Atlantique.

Le ministre de la Santé Victor Boudreau soutient que les équipements de l'Institut sont suffisants pour répondre cinq fois à la demande actuelle. Il a donc décidé de bloquer l'achat de l'Hôpital Saint-Jean, car même si la fondation achète l'appareil, les frais de fonctionnement reviennent au Réseau de santé Horizon. 

Selon Victor Boudreau, la capacité du laboratoire est de 13 000 tests par année. Les besoins, au Nouveau-Brunswick, sont de 2400 tests. 

Le président d'Égalité santé en français du Nouveau-Brunswick, Hubert Dupuis, soutient qu'il s'agit d'un bon pas vers un rattrapage entre anglophones et francophones, et que le ministre a pris la bonne décision.

Il estime que ministre de la Santé suit ainsi le plan de rattrapage des soins de santé dans les régions francophones.

Ce que le ministre a fait, c'est qu'il a rééquilibré les choses. C'est pas vrai que parce qu'on a une fondation riche, qu'on va pouvoir prendre des services et faire une duplication juste parce qu'on a l'argent [...] parce c'est certain que les fondations des anglophones sont plus riches que les fondations de la population, des hôpitaux francophones.

Une citation de :Hubert Dupuis, président d'Égalité santé en français 

Un appareil loin du niveau de viabilité

Cette année, le laboratoire de séquençage d'ADN prévoit analyser 400 échantillons, ce qui est loin du seuil de viabilité de l'appareil, qui est de 1300 échantillons selon le porte-parole du Réseau de santé Vitalité. 

L'analyse d'échantillons d'ADN à l'extérieur de la province coûte entre 2000 à 10 000 $, alors que l'analyse d'un échantillon à Moncton coûte moins de 1000 $.

« Nous avons les infrastructures qui sont disponibles, explique Luc Foulem. Et de notre côté, les gens le savent. Les intervenants, divers intervenants du système de santé sont... sont au courant que cette possibilité est là pour l'étendue de la province, et même pour l'étendue des provinces de l'Atlantique aussi ».

Avec les informations de Michel Nogue

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