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Freiner la fonte du pergélisol le long de la route de l'Alaska

route avec beaucoup de bosses

La route de l'Alaska est endommagée par la fonte du pergélisol.

Photo : ICI Radio-Canada/Claudiane Samson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement et le Collège du Yukon cherchent des moyens de réduire l'impact de la fonte du pergélisol le long de la route de l'Alaska. Le tronçon près du village de Beaver Creek est reconnu pour le mauvais état de la chaussée. Chaque kilomètre de ce secteur coûte entre 20 000 à 30 000 $ en frais d'entretien chaque année.

Deux chercheurs enfoncent une foreuse dans la forêt pendant que Fabrice Calmels prend des notesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fabrice Calmels du Collège du Yukon et son équipe étudie le pergélisol en forant des échantillons.

Photo : ICI Radio-Canada/Claudiane Samson

Fabrice Calmels dirige depuis trois ans le projet de recherche qui vise à identifier les secteurs les plus vulnérables. Dans son rapport, le chercheur conclut que plus de 80 % du pergélisol contenu sous les 200 kilomètres de route entre les villages de Burwash Landing et Beaver Creek sont à un risque de fonte modéré ou élevé, un processus accéléré par le réchauffement climatique.

Sur certaines carottes qu'on a collectées, on s'aperçoit qu'il y a beaucoup de glace. On peut avoir au total jusqu'à 50, 60, parfois 70 %. Ce qui veut dire que si le pergélisol dégelait au complet, sur un immeuble de cinq étages, vous en perdriez trois.

Une citation de :Fabrice Calmels, chercheur
morceau de terre avec de la glaceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un échantillon de pergélisol le long de la route de l'Alaska.

Photo : ICI Radio-Canada/Claudiane Samson

L'équipe de recherche doit maintenant identifier trois secteurs où certaines techniques pourraient être mises en place pour freiner cette fonte. Les spécialistes qui travaillent avec l'équipe d'un autre chercheur, Guy Doré de l'Université Laval au Québec, ont expérimenté avec l'installation de pentes douces dans les accotements pour prévenir l'accumulation de neige ou d'eau qui accélèrent la fonte du pergélisol. D'autres techniques prévoient la coloration en blanc de la chaussée pour refléter la chaleur.

Un quart des routes au Yukon sont touchées par le pergélisol. Fabrice Calmels prévient que même avec l'installation de techniques correctives, les routes ne seront jamais parfaites, mais que la chaussée pourrait être réparée tous les 15 ans plutôt que tous les cinq ans comme c'est le cas actuellement.

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