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Thomas Mulcair présente les grands axes de sa politique économique

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a présenté les grands axes de sa politique économique à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. (11 juin 2015)
Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a présenté les grands axes de sa politique économique à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. (11 juin 2015) Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
La Presse canadienne

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a choisi un auditoire d'affaires pour présenter, jeudi, les grands axes de la politique économique qu'il entend promouvoir lors de la prochaine campagne électorale.

S'adressant à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Mulcair s'est d'abord attiré des applaudissements en promettant qu'il n'y aurait pas de péage sur le futur pont Champlain et en profitant de l'occasion pour lancer une flèche au premier ministre Stephen Harper.

« À l'aube de l'élection générale de 2011, M. Harper a décidé d'enlever le péage qui devait être présent sur un nouveau pont construit autour de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. C'était la bonne décision pour Saint-Jean au Nouveau-Brunswick et ce serait la bonne décision pour Montréal », a-t-il dit.

Puis, il a fait part de son intention de réduire le taux d'imposition des petites entreprises, qui passerait de 11 à 9 %. En contrepartie, il se propose d'augmenter celui des grandes entreprises « pour qu'elles paient leur juste part comme tous les autres Canadiens ».

Invoquant le piètre état des routes, M. Mulcair a dit prévoir injecter 3,7 milliards de dollars en infrastructures sur quatre ans, dont 400 millions iraient à Montréal, mesure qui serait notamment financée par le transfert dédié d'un cent de la taxe sur l'essence.

À cela, il ajouterait des investissements pour le transport en commun qui atteindraient 1,3 milliard de dollars d'ici 2019, dont 600 millions de plus pour Montréal sur quatre ans.

Le chef néo-démocrate s'est aussi attiré l'appui des gens d'affaires en affirmant son intention de rétablir le crédit d'impôt de 15 % pour les fonds de travailleurs.

Le Parti libéral s'était déjà engagé à rétablir ce crédit qui sera progressivement aboli par les conservateurs et, bien que le NPD eût déjà dénoncé aussi la décision de l'abolir, la confirmation d'un rétablissement a été extrêmement bien accueillie par les présidents des deux fonds impliqués.

« On la salue au nom de la classe moyenne, parce que c'est un incitatif à l'épargne pour la classe moyenne, a déclaré le président du Fonds de solidarité de la FTQ, Gaétan Morin. Et on salue aussi cette décision pour les entrepreneurs, parce que notre travail, c'est littéralement de brancher l'épargne des Québécois vers l'économie, vers les entrepreneurs, pour faire le développement économique et la création d'emplois. »

Son homologue du Fondaction CSN, Léopold Beaulieu, abondait dans le même sens, tout en soulignant que le gouvernement Harper n'avait pas rempli ses promesses de contrepartie.

« Où en est le plan qui avait été annoncé de remplacement des fonds de travailleurs dans le crédit d'impôt fédéral avec les propositions qui avaient été annoncées par le gouvernement en place? », a-t-il déclaré après l'allocution du chef néo-démocrate.

Thomas Mulcair, qui a reçu une ovation debout des quelque 500 convives, a cherché à séduire et rassurer ces gens d'affaires en invoquant une étude du ministère des Finances démontrant « que les gouvernements du NPD équilibrent beaucoup plus souvent les budgets que tout autre parti ».

M. Mulcair a profité de l'occasion pour rappeler d'autres engagements qu'il avait déjà annoncés, soit l'établissement d'un réseau national de garderies, qui se traduirait par le transfert annuel de 1 milliard de dollars pour le Québec, l'élimination du fractionnement du revenu, l'adhésion du Canada à la bourse du carbone et l'annulation des compressions de 115 millions de dollars imposées à Radio-Canada.

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