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Non au laboratoire d'analyse d'ADN à Saint-Jean : un donateur veut être remboursé

Hôpital régional de Saint-Jean

L'Hôpital régional de Saint-Jean

Photo : Amélie Gosselin/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il n'y aura pas de laboratoire d'analyse d'ADN à l'hôpital de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Le ministre de la Santé Victor Boudreau a décidé de bloquer l'achat de l'équipement médical de 900 000 $, soulevant la grogne d'un donateur qui demande â être remboursé.

La fondation de l'hôpital de Saint-Jean a annoncé par voie de communiqué que le ministre Boudreau exige que le conseil d'administration de l'hôpital n'accepte pas son offre de financement. La fondation de l'hôpital régional de Saint-Jean amassait des fonds, depuis février 2014, pour l'achat d'équipements spécialisés permettant le séquençage de l'ADN.

Cette campagne de financement avait été dénoncée par des spécialistes de l'Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton, qui possède déjà un tel laboratoire. Le Dr Rodney Ouellet avait alors expliqué que la province n'avait pas besoin d'un deuxième laboratoire d'analyse et que cela ne ferait que dédoubler inutilement les services.

Selon le communiqué de la fondation, de nombreuses discussions à huis clos se sont déroulées à propos de ce laboratoire en raison du tollé suscité.

Le ministre Boudreau a justifié sa décision en affirmant que la province n'a pas les moyens de faire fonctionner deux laboratoires. Il ne blâme pas la fondation dans cette démarche, mais plutôt l'ancien gouvernement progressiste-conservateur qui a donné son aval à cette campagne.

L'ancien ministre de la Santé Ted Flemming reste toutefois campé sur sa position et soutient que le gouvernement Alward avait « dépolitisé » le processus, et que tous leurs efforts viennent d'être balayés du revers de la main.

Un donateur en colère

Bruce Dowd, qui a été le premier à faire un don dans cette campagne, estime que les donateurs ont le droit de se faire rembourser. Lui-même a écrit un chèque de 125 000 $ pour l'achat des équipements, et il se dit très déçu que l'argent ne soit pas utilisé.

« Si l'équipement n'est pas acheté, et si l'argent n'est pas utilisé à cette fin, je veux ravoir mon argent. C'est aussi simple que ça », a-t-il dit.

La fondation n'a pas voulu commenter, mais espère toujours parvenir à une entente avec le gouvernement.

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