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Des Autochtones de T.-N.-L. soulignent la fin de la Commission de vérité et réconciliation

Commission de vérité et réconciliation du Canada

Commission de vérité et réconciliation du Canada

Photo : http://www.aadnc-aandc.gc.ca/

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une centaine de personnes se sont rassemblées mardi après-midi devant l'édifice de la Confédération à Saint-Jean, Terre-Neuve, pour souligner les conclusions de la commission de vérité et réconciliation.

Des représentants autochtones de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que des élus étaient présents pour marquer la fin des travaux.

Ils ont tenu à rappeler que les survivants des pensionnats autochtones de la province ont été exclus des excuses fédérales. Près de 1000 plaignants intentent d'ailleurs leur propre recours collectif parce qu'ils ne font pas partie du règlement fédéral.

Les procédures devant la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador avaient commencé à être entendues l'automne dernier, avant d'être interrompues pour tenter d'en arriver à un règlement à l'amiable.

Le rapport de la commission a été publié le 3 juin. Après avoir recueilli pendant six ans les témoignages sur les sévices subis par les anciens élèves des pensionnats autochtones, la commission a conclut que les pensionnats autochtones étaient un outil central d'un génocide culturel à l'égard des premiers peuples du Canada, et seul un réengagement important de l'État pour leur permettre un accès à l'égalité des chances peut paver la voie vers une véritable réconciliation.

Les pensionnats autochtones existaient avant que Terre-Neuve-et-Labrador se joigne à la Confédération, en 1949.

Un génocide culturel 

Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, pour la plupart sous l'égide de différentes communautés religieuses.

Quelque 3200 enfants y sont morts - pour la plupart avant 1940 - de diverses maladies, dont la tuberculose. Les conditions sanitaires y étaient telles que le taux de mortalité était près de cinq fois plus élevé qu'au sein du reste de la population.

De l'aveu même du gouvernement de l'époque, sous couvert d'éduquer ces jeunes, cette politique avait pour but premier de les assimiler et d'éradiquer leur culture.

Avec les informations de Stefan Thériault

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