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Centre de désintoxication : l'Église de scientologie déboutée

centres de desintoxication
Photo: iStock

La Commission des affaires municipales de l'Ontario rejette le projet de centre de désintoxication de l'Église de scientologie à Milton, en banlieue de Toronto.

Trois ans après la fermeture par la santé publique de son centre à Trois-Rivières, l'Église, connue pour des fidèles comme Tom Cruise et John Travolta, voulait transformer une résidence unifamiliale d'un secteur rural de Milton en établissement de traitement pour toxicomanes.

Toutefois, la Commission ontarienne des affaires municipales a refusé sa demande de changement de zonage, concluant que le projet ne respectait pas les réglementations municipale et provinciale qui limitent l'usage du site à des fins agricoles. La maison en question fait partie de la ceinture verte provinciale et n'est pas reliée au réseau d'eau et d'égout municipal.  

En 2012, l’agence de la santé de la Mauricie forçait la fermeture de l’établissement Narconon de Trois-Rivières en raison de pratiques dangereuses, incluant la sudation des patients, cinq à six heures par jour, combinée à une prise massive de vitamines. 

À Milton, l'Église voulait utiliser la demeure de près de 2000 mètres carrés pour accueillir jusqu’à dix clients à la fois et de cinq à neuf membres du personnel selon le moment de la journée, d’après la présentation du projet de Narconon obtenue par Radio-Canada.

À Trois-Rivières, la thérapie coûtait environ 7000 $ par mois.

Depuis 2011, trois personnes sont mortes dans le plus grand centre de Narconon, situé en Oklahoma, aux États-Unis. De multiples poursuites pour négligence et fraude ont été déposées contre le centre de désintoxication depuis ces décès.

Narconon dit gérer des dizaines de centres de désintoxication dans 26 pays.

Milton contre Narconon

La Municipalité de Milton refusait d’octroyer un permis pour l'ouverture du centre de soins privés, citant ses règles de zonage.

« On les accueillerait dans un secteur urbain, où ils auraient un accès immédiat à des routes, à des hôpitaux et à des services urgences », indiquait Barbara Koopmans, directrice de l'aménagement du territoire.

La société Social Betterment Properties International — la section immoblière de Narconon — avait décidé de porter la décision en appel devant la Commission des affaires municipales.

En 2013, Narconon avait tenté, sans succès, d’acheter une propriété au nord de Toronto pour y ouvrir un nouveau centre de santé. Des résidents avaient alors lancé une campagne de mobilisation pour bloquer le projet.

 

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