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La FIQ rejette les dernières offres du gouvernement

Les délégués de la FIQ ont manifesté devant l'Assemblée nationale.
Les délégués de la FIQ ont manifesté devant l'Assemblée nationale après avoir rejeté les plus récentes offres du gouvernement.
Radio-Canada

Les quelque 600 déléguées de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) balaient du revers de la main les plus récentes offres du gouvernement.

Réunies lundi au Centre des congrès de Québec, les déléguées ont rejeté à l'unanimité les offres de Québec au cours d'un vote à main levée.

Les délégués soutiennent que ce qui a été proposé le 27 mai dernier par le gouvernement québécois contribue à la détérioration de leurs conditions de travail actuelles. L'offre de Québec, ajoutent-elles, n'apporte aucune solution concernant les répercussions du projet de loi 10 et concernant l'accès aux soins de santé.

« Nous avons offert au gouvernement des solutions pour améliorer l'accessibilité aux soins de santé, des solutions pour permettre aux professionnelles en soins d'exercer dans un environnement de travail plus sain, plus humain. Ils nous ont répondu par la bouche de leurs récupérateurs-comptables », a déploré Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Cette dernière est d'avis qu'il y a « un système à deux vitesses dans ce gouvernement », notamment lorsqu'il y a négociations avec certains employés du milieu de la santé.

« Quand vient le temps de s'entendre avec les médecins, le Conseil du trésor trouve toujours de l'argent pour les enrichir », s'est indignée Régine Laurent.

La présidente de la FIQ s'interroge sur la volonté de Québec de trouver des solutions.

« Pour que le gouvernement Couillard nous propose ça, c'est clair qu'il ne veut pas que le réseau public fonctionne, pour être capable de dire à la population : "Vous voyez, ça ne marche pas, c'est pour ça que ça prend du privé" », a lancé Régine Laurent.

On connaît leur idéologie, mais là, c'est assez odieux, ce qu'ils ont mis sur la table.

Régine Laurent, présidente de la FIQ

Malgré la pluie, les déléguées ont ensuite manifesté devant l'Assemblée nationale afin d'afficher leur mécontentement.

La FIQ représente plus de 65 000 membres, soit la grande majorité des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires oeuvrant dans les établissements publics québécois.

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