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Québec veut connaître les vraies retombées du Grand Prix

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La course est terminée, mais le gouvernement du Québec a entrepris ce week-end une nouvelle étude détaillée sur les retombées économiques du Grand Prix du Canada. Au cours des dernières années, on évaluait ces retombées à environ 75 millions de dollars pour Montréal, mais plusieurs jugeaient ce chiffre nettement exagéré.

Un texte de Michel MarsolaisTwitterCourriel

Pour certains commerces du centre-ville et du Vieux-Montréal, le Grand Prix du Canada c'est l'équivalent de Noël au mois de juin. Malgré ses hauts et ses bas, l'événement est encore un moment fort de la saison touristique. « Le grand week-end touristique le plus important au Canada, c'est encore le Grand Prix. On parle des retombées économiques, des retombées médiatiques », dit Pierre Bellerose, vice-président des relations publiques à Tourisme Montréal, qui rappelle que l'événement donne une vitrine à Montréal sur toute la planète.

Des retombées qui coûtent toutefois cher puisqu'il faut payer plus de 15 millions de dollars par année à Bernie Ecclestone, qui contrôle les droits de la F1. De l'argent public qui provient du gouvernement fédéral, du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal. Un contrat de 10 ans a été signé l'an dernier.

Toujours l'an dernier, Bernie Ecclestone a payé 100 millions de dollars à la justice allemande pour éviter la prison dans une affaire de pot-de-vin.

Sur 10 ans, les gouvernements et la Ville de Montréal paieront 187 millions de dollars à Ecclestone, en plus d'une trentaine de millions pour l'entretien de la piste et des garages.

Mais à Montréal, on estime en avoir pour son argent. Québec évalue les retombées annuelles à 89 millions de dollars, Ottawa à 71 millions.

On estime pourtant que la moitié des visiteurs au Grand Prix sont des Québécois qui viennent en majeure partie de la région de Montréal.

Une étude plus détaillée

Les chiffres sur les retombées de l'événement n'ont jamais été vraiment démontrés. Ils ont été obtenus par des extrapolations du taux d'occupation des hôtels en 2010, l'année qui a suivi celle où le Grand Prix avait été annulé. Mais cette fois, Québec veut une étude sur des bases plus solides.

« On va avoir un nouveau guide méthodologique pour mesurer les retombées de façon le plus scientifique possible et pour la première fois il va être testé sur le Grand Prix », explique Pierre Bellerose.

L'étude a été faite directement auprès de 5000 détenteurs de billets de l'événement. Les résultats devraient être connus à l'automne à moins d'un problème avec le nouvel outil. Mais plusieurs déplorent qu'on fasse cette étude après que le Québec se soit engagé à long terme avec Ecclestone.

Une fois au point, le même type d'étude sera aussi fait pour les autres grands événements de Montréal comme le Festival international de jazz afin de mesurer plus réalistement les retombées.

Le Groupe de course Octane, le promoteur montréalais du Grand Prix, estime toutefois que la signature d'un contrat de 10 ans favorise la recherche d'un commanditaire majeur qui pourrait associer son nom à l'événement.

« On a une longévité devant nous à offrir à un partenaire commercial pour développer avec nous une marque de commerce et atteindre nos objectifs. C'est un travail de longue haleine, mais on a bon espoir qu'on puisse le faire dans les prochains mois », soutient François Dumontier, président d'Octane.

Pour ce qui est des spectateurs et des visiteurs de l'extérieur, le Grand Prix du Canada se compare au Grand Prix de Melbourne. Pourtant, en Australie, on évalue les retombées à 32 millions de dollars, moins de la moitié du chiffre avancé pour Montréal.

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