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Diminution critiquée du nombre de lits au Centre de rétablissement Shepody

Pénitencier de Dorchester et Centre de rétablissement Shepody

Photo : Radio-Canada/Pierre Alexandre Bolduc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il ne restera que 4 des 40 lits actuels du Centre de rétablissement Shepody, au pénitencier de Dorchester, au Nouveau-Brunswick.

L'établissement continuera d'offrir des soins intensifs pour les hospitalisations de courte durée en vertu de la loi sur la santé mentale de la province, mais les soins aigus sont complètement éliminés dans la foulée de la réorganisation des services des institutions psychiatriques carcérales au pays.

Luc Doucet, ancien directeur du Centre de rétablissement Shepody, est vivement déçu.

Qu'est-ce qui arrive si on a sept patients non volontaires et quatre lits? Qu'est-ce qu'on fait avec les trois autres? On leur donne le statut volontaire, puis là, tout de suite, ils vont dire: "Moi, je cesse mes médicaments. Je me sens bien." Puis là, ils vont rechuter. Ils vont retomber et présenter la même dangerosité pour la population.

Luc Doucet, ancien directeur du Centre de rétablissement Shepody

Luc Doucet croit que les patients à besoins spéciaux ne pourront pas être envoyés au nouveau centre de santé mentale à Campbellton, et encore moins dans les hôpitaux de la province.

« On n'est pas prêt à accueillir ces gens-là au Centre hospitalier Restigouche à Campbellton même avec le nouvel édifice à Campbellton parce qu'on dit que ces gens-là représentent un trop grand danger à leur clientèle ainsi qu'à leurs employés », affirme M. Doucet.

Même si le gouvernement soutient qu'il n'y aura aucune perte d'emploi à la suite de ces changements majeurs, Luc Doucet estime que c'est un grand pas en arrière pour le centre en Atlantique. Il dit que d'anciens collègues qui travaillent toujours à Dorchester ont le moral bas.

« On n'a pas coupé ces services-là dans les quatre autres régions. On n'a pas coupé au Québec, en Ontario, dans les prairies, en Colombie-Britannique. On coupe ici à Shepody », déplore M. Doucet.

Le Service correctionnel du Canada assure que les quatre lits conservés à Dorchester permettront au gouvernement de donner les soins de stabilisation d'urgence de courte durée nécessaire. Quant aux détenus qui ont besoin de soins psychiatriques en milieu hospitalier, ils auront toujours accès aux hôpitaux.

D'après un reportage de Pierre-Alexandre Bolduc

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