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Des pilotes à la défense de l'aéroport de Matane

L'aéroport de Matane est menacé de fermeture.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe de pilotes vient de se former pour assurer la survie de l'aéroport municipal de Matane, dont la survie va se jouer dans les prochaines semaines.

L'aéroport de Matane se détériore d'année en année.

La ville a cessé son entretien et étudie actuellement différentes hypothèses, dont la fermeture de l'aéroport qui nécessiterait des millions de dollars en réparation. La piste à elle seule demanderait trois millions de dollars. À celà s'ajoute les bâtiments, entre autres.

Les élus se demandent si la ville a les moyens de payer autant alors que l'aéroport de Mont-Joli, dont elle est propriétaire avec d'autres municipalités, se trouve à 70 kilomètres.

Pour le comité d'utilisateur, qui vient d'envoyer une lettre au conseil municipal, Matane n'a certainement pas les moyens de fermer son aéroport.

« De fermer l'aéroport c'est un peu de donner notre place à une autre ville », estime Eddy Métivier, pilote amateur et membre du comité pour le maintien de l'aéroport. « Au niveau de l'économie, on a des entreprises on a de la misère à les garder, faut pas perdre des incitatifs qui feraient en sorte que Matane garde sa place. »

Rappelons que depuis 2012, l'avion-ambulance ne se pose plus à Matane en raison de l'état des installations jugés non sécuritaires par le Service aérien gouvernemental.

Tout juste l'an dernier, des médecins de Matane ont réclamé, en vain, la réfection de la piste, une question de vie ou de mort pour certains patients selon eux.

La ville de Matane a commandé un rapport interne sur les procédures à suivre pour fermer son aéroport, mais ce n'est pas dire que la décision finale est prise. La ville dit étudier tous les scénarios et va rencontrer le groupe d'utilisateurs sous peu.

« On a des données, il nous en manque avant que le conseil ne statue », explique Steven Girard, le conseiller municipal du district numéro 6. « Il va y avoir une réunion sûrement cette semaine avec les usagers. »sdesr

Les deux parties doivent se rencontrer bientôt, soit avant que la ville ne prenne une décision finale.

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