•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Session législative éprouvante pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick

L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

Photo : Michèle Brideau/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une session mouvementée s'est achevée aujourd'hui à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Plusieurs questions portant sur le bilinguisme et la dualité ont fait les manchettes, en raison des nombreuses compressions. Les débats ont également été centrés sur des mesures comme l'augmentation des frais en foyers de soin, l'abolition de l'aide salariale aux propriétaires de garderie, et la suppression de postes d'enseignants.

Le chef intérimaire de l'opposition officielle, Bruce Fitch, soutient que plusieurs ministres ont même été surpris de certaines décisions concernant le budget. Les coupes ont été décriées au cours de plusieurs manifestations. 

Ça serait facile pour nous, comme équipe, de rentrer au pouvoir et dire on va rien faire, on va laisser le statu quo continuer, il y aurait moins de manifestations, il y aurait moins de personnes qui sont un peu offusquées, y a pas de doute. Mais ce n'est pas la bonne chose à faire pour l'avenir de notre province

Brian Gallant, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Plusieurs députés avaient suggéré d'abolir la dualité en éducation et le réseau de santé Vitalité pour réaliser des économies. Quelques anglophones ont appuyé ces messages, estimant que le bilinguisme coûte trop cher. 

Toutefois, le gouvernement est resté ferme sur la question, et les francophones ont même obtenu des gains importants. Les associations professionnelles devront offrir des services bilingues à leurs membres et au public, et le redécoupage des circonscriptions électorales devra tenir compte davantage des communautés d'intérêts francophones.

« Nous, on appuie le bilinguisme, nous appuyons les droits constitutionnels des francophones » affirme Brian Gallant. 

Les deux projets de loi concernant la carte électorale, d'abord ça met fin à la poursuite, deuxièmement les gains au niveau des associations professionnelles, c'est un autre gain important pour la communauté acadienne et francophone.

Roger Doiron, président de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick

Quelques controverses ont toutefois surgi dans les débats, comme l'utilisation du camp de pêche provincial de Larry's Gulch ou encore le rapport de la vérificatrice générale sur Atcon, très sévère à l'égard du précédent gouvernement libéral.

Le gouvernement s'est également doté, dans les derniers jours de la session, d'une des lois antitabac les plus sévères au pays.

Quant au député et chef du Parti vert, David Coon, il se dit satisfait du travail accompli, principalement pour avoir suscité un débat sur l'industrie forestière ainsi que sur le droit de vote des jeunes.

Les députés devraient maintenant revenir en chambre au mois de décembre.

Un bilan mitigé

La session aura été éprouvante pour le gouvernement de Brian Gallant. Plusieurs mesures annoncées ou envisagées par le gouvernement pour lutter contre le déficit budgétaire se sont heurtées à une forte opposition.

Manifestation à FrederictonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Radio-Canada/Michèle Brideau

Le gouvernement s'est mis à dos les personnes âgées parce que les plus nanties dans les foyers de soins devront payer davantage. Les travailleurs de la santé craignent, pour leur part, la privatisation de certains services et des communautés rurales craignent une réduction de services dans leurs hôpitaux.

La décision d'abolir 302 emplois en éducation a également soulevé l'inquiétude des enseignants et des parents.

Quant à la modification d'une subvention salariale, elle a fait gronder de colère des propriétaires de garderies privées.

Certaines communautés, particulièrement Saint-Quentin, s'opposent à la décision de fermer des bureaux gouvernementaux.

Le gouvernement a dû défendre ses décisions à plusieurs reprises en expliquant qu'il doit réduire ses dépenses pour rétablir l'équilibre budgétaire.

Avec les informations de Michel Corriveau

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Acadie